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Fin de l’accord céréalier entre la Russie et l’Ukraine : Quelles conséquences pour l’Afrique ?

Publié le mercredi 19 juillet 2023  |  Le Pays
Les
© Autre presse par DR
Les céréales
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La Russie a décidé de suspendre et ce, jusqu’à nouvel ordre, sa participation à l’accord sur l’exportation de céréales ukrainiennes. Une décision lourde de conséquences pour l’Afrique et le Moyen-Orient. En effet, signé en juillet 2022 à Istanbul, en Turquie, par l’Ukraine et la Russie sous l’égide de la Turquie, cet accord a maintes fois été renouvelé quoique Poutine ait multiplié les prétextes pour en restreindre la portée. On sait que dès sa signature, l’accord a rencontré des obstacles dans son application eu égard au conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine. Mais cette fois, Vladimir Poutine franchit la ligne rouge en prenant la décision unilatérale de suspendre sa participation jusqu’à nouvel ordre au moment où plusieurs Etats du continent d’Afrique et du monde ont besoin des céréales ukrainiennes. On se souvient que des tentatives de pourparlers avaient été menées par des délégations chinoises pour le Moyen- Orient et par les Etats africains, sous les auspices de l’Union africaine (UA). En dépit de tous ces efforts, le constat est là, amer ; l’accord est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Alors, on est en droit de s’interroger sur ce qui n’a pas marché.

Il faut craindre, à long terme, une grave crise alimentaire

Pourquoi la Russie en est-elle arrivée là ? Elle aura certainement été déçue par le comportement des Occidentaux qui n’auront pas rempli leur part du contrat, Poutine s’attendant à ce que les retombées de cet accord profitent aussi aux pays africains, toute chose qui ne semble pas avoir été le cas. Maintenant que la décision de suspension est prise, on imagine les conséquences qui pourraient en découler. Certains pays en Afrique sub-saharienne, en Afrique du Nord, mais également au Moyen-Orient et qui sont hautement dépendants du blé exporté d’Ukraine, en ressentiront les contrecoups ; tant les prix des denrées alimentaires risquent de connaître une nouvelle flambée. Il faut même craindre, à long terme, une grave crise alimentaire. Mais bien pire, il se peut que dans les jours, semaines et mois à venir, une éventuelle intensification des hostilités entre les deux belligérants « douche » complètement l’espoir d’une révision de la position de Poutine par rapport à cette décision qu’il a prise de suspendre l’accord qui liait son pays à l’Ukraine .

Ben Issa TRAORE
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