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Plan d’action pour la stabilisation 2023-2025 : plus de 7 600 milliards FCFA pour son opérationnalisation

Publié le mercredi 12 avril 2023  |  Sidwaya
Burkina
© Autre presse par DR
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La ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, chargée du Budget, Fatoumata Bako, a présenté le Plan d’action pour la stabilisation et le développement du Burkina 2023-2025 à l’Assemblée législative de Transition dans l’après- midi du mardi 11 avril 2023 à Ouagadougou. Sa mise en œuvre nécessite 7 673, 3 milliards F CFA.

Le Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD) est l’instrument opérationnel de programmation des priorités d’action de la Transition en cours au Burkina Faso. Il a été adopté le 25 janvier 2023 en Conseil des ministres. Après trois mois, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, chargée du Budget, Fatoumata Bako, a présenté le document à l’Assemblée législative de Transition dans l’après- midi, du mardi 11 avril 2023 à Ouagadougou.

Elle a indiqué que le document contient les réformes et investissements à mettre en œuvre prioritairement afin d’opérationnaliser les missions de la Transition. Ainsi, elle a axé sa présentation sur trois points que sont les orientations déclinées par piliers, le coût du plan et son financement et le dispositif de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Sur le premier point, la ministre déléguée, a indiqué qu’il s’articule autour de quatre piliers.

Il s’agit de « lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité territoriale », « répondre à la crise humanitaire », « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance », et d’« œuvrer à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale ». Elle a déclaré que le premier pilier renferme des actions, investissements et réformes dont la mise en œuvre permettra de libérer les zones occupées par les groupes terroristes.

Pour l’opérationnalisation de ces instruments, elle a soutenu que le Plan d’action prévoit de renforcer les effectifs, de doter les FDS des moyens logistiques et matériels, de construire de nouvelles infrastructures de sécurité, de renforcer les outils de renseignement et de procéder à une réorganisation du dispositif sécuritaire de notre pays. « Dans le cadre de ces luttes, les actions engagées ont déjà permis de démanteler cinq circuits informels de commercialisation de motos et douze circuits informels de commercialisation de produits pétroliers.

Un besoin de financement de 2 141,4 milliards F CFA

Des installations illégales de transfert d’argent et de change manuel ont été identifiées et les services compétents ont été saisis en vue de conduire des investigations plus approfondies », a cité la ministre Bako.

En termes d’effets de politique, elle a fait savoir que la réalisation des projets et programmes et des réformes en matière de sécurité va permettre, entre autres, d’améliorer le maillage du territoire en services de sécurité opérationnels de 69,2% en 2021 à 77% en 2025 et de faire baisser l’indice global d’insécurité de 1,1 en 2021 à moins de 1 en 2025.

Pour la deuxième partie de sa présentation, la ministre a relevé que la concrétisation de l’ensemble des actions contenues dans le Plan, va nécessiter la mobilisation de 7 673, 3 milliards F CFA, hors charges courantes de l’Etat. « Il sera financé à hauteur de 40,3% (soit 3 094, 5 milliards de FCFA) sur ressources propres, 31,8% (soit 2 437, 4 milliards de FCFA) par les autres ressources extérieures dont 12,5% pour les prêts et 19,3% pour les subventions », a- t- elle détaillé.

Aussi, a-t-elle poursuivi, le besoin de financement du Plan s’élève à 2 141,4 milliards francs CFA, représentant 27,9% de son coût total. Ce besoin sera couvert avec l’accompagnement du secteur privé et des partenaires au développement. Et pour mobiliser ce besoin de financement, le gouvernement prévoit en outre d’actionner plusieurs leviers. Il s’agit de la poursuite de la numérisation des prestations de recouvrement, de l’élargissement de l’assiette fiscale, du renforcement de la lutte contre l’incivisme fiscal et la fraude, etc.

Dans sa troisième partie, Fatoumata Bako a indiqué que les différentes actions du Plan pour la Stabilisation et le Développement sont réparties entre les ministères et les collectivités territoriales qui les mettent en œuvre, en partie, avec l’appui de partenaires au développement, qu’ils soient institutionnels ou privés.

« Conformément à la programmation des actions du Plan, celles pour lesquelles, les moyens sont disponibles ont d’ores et déjà connu un début de réalisation », a-t- elle confié. Après avoir salué le gouvernement pour l’adoption de ce plan avec un « budget ambitieux », les préoccupations des députés ont porté, entre autres, sur la qualité des équipements et infrastructures militaires annoncés dans le document.

Mariam OUEDRAOGO
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