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Burkina Faso: appel à la violence, le gouvernement condamne « fermement et sans ambiguïté»

Publié le mardi 6 decembre 2022  |  Libreinfo.net
Burkina
© Autre presse par DR
Burkina Faso: appel à la violence, le gouvernement condamne « fermement et sans ambiguïté»
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Le gouvernement burkinabè dit s’inquièter de la surenchère verbale et des dérives de langage observées dans l’espace public, allant de l’appel à la violence physique, au saccage des biens jusqu’au meurtre des personnes, notamment certains journalistes. Dans une note publiée ce 5 décembre 2022, les autorités ont «condamné» ces agissements.

Ce sont des comportements que le gouvernement semble ne pas vouloir accepter dans un pays comme le Burkina Faso. Et il l’a fait savoir à travers une note rendue publique ce 5 décembre.

« De nombreux citoyens burkinabè, singulièrement des journalistes sont régulièrement pris à partie, notamment sur les réseaux sociaux, pour des prises de positions ou des informations diffusées sur des sujets d’actualité nationale», indique le gouvernement qui cite les cas des journalistes Lamine Traoré du Groupe Oméga Médias et de Newton Ahmed Barry.

Il dit condamner « fermement et sans ambiguïté de tels propos (appeler au meurtre) qui font le lit de l’intolérance et de la désunion».

Le gouvernement se veut également très précis: il « entend assumer pleinement ses responsabilités et rassure que toutes les dispositions utiles sont prises pour garantir la liberté de presse et d’opinion ainsi que la sécurité des biens et des personnes».

Considérant la cohésion sociale et le vivre ensemble comme des valeurs, les autorités appellent « les auteurs à se ressaisir et l’opinion publique à se démarquer de tels agissements».

Le gouvernement conseille de toujours privilégier un dialogue constructif et de « faire confiance aux institutions de la Transition qui demeurent engagées pour le règlement de tout différend par voie de droit».

Malgré les efforts de la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les multiples procès qui ont abouti à la condamnation de plusieurs jeunes pour leur expression de haine sur les réseaux sociaux, le mal perdure et semble ne pouvoir être contrôlé.

Par Nicolas Bazié
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