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Subvention à la presse privée : plus de 400 millions F CFA pour 112 médias

Publié le vendredi 19 aout 2022  |  Sidwaya
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© Sidwaya par DR
La ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Valérie Kaboré (milieu), a invité les entreprises de presse privée à se conformer aux conditions requises pour bénéficier de la subvention étatique
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La ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Valérie Kaboré, a présidé, le jeudi 18 août 2022, à Ouagadougou, la cérémonie de remise symbolique de chèques aux entreprises de presse privée bénéficiaires de la subvention annuelle de l’Etat, exercice 2022.

L’Exécutif burkinabè a joué sa partition concernant l’appui financier à la presse privée nationale. En effet, le jeudi 18 août 2022, la ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Valérie Kaboré, a présidé la cérémonie de remise officielle de chèques géants aux entreprises de presse privée bénéficiaires de la subvention annuelle de l’Etat, exercice 2022. Au nombre de 112, l’aide étatique a concerné la presse écrite privée, des médias audiovisuels privés et les médias en ligne.

Pour la ministre Kaboré, c’est au regard du rôle social des entreprises de presse privée que l’Etat burkinabè a mis en place une subvention pour promouvoir et encourager les productions médiatiques privées. Cela, a-t-elle expliqué, en vue de garantir le droit à l’information des populations des villes et campagnes.

Et Mme Kaboré d’ajouter que le respect de cette subvention est la matérialisation d’un engagement qui dure depuis 1996 et une manière pour le gouvernement d’accompagner les médias privés pour le service public d’information. Elle a précisé que pour bénéficier de l’aide aux entreprises de presse privée, il faut respecter certaines dispositions en lien avec la comptabilité publique dont les éléments ont été consignés dans un arrêté conjoint du 5 mars 2021 portant gestion, administration, répartition et justification de la subvention annuelle de l’Etat à la presse privée.

Ces dispositions, a-t-elle fait savoir, sont prises afin que la ressource publique soit bien utilisée. Comparativement à l’exercice de 2021, les candidatures de presses postulantes en 2022 ont connu une hausse passant de 115 en 2021 à 126 en 2022, selon les données du ministère en charge de la communication. En plus des entreprises de presses, a expliqué Valérie Kaboré, il y a aussi des institutions assimilées comme l’Observatoire burkinabè des médias (OBM) et l’Association des éditeurs et publicateurs des journaux en langue nationale pour lesquelles, des prélèvements obligatoires de huit millions de francs CFA par institution ont été autorisés.

Bon usage du financement

Expliquant le critère de sélection, elle a souligné que le choix des dossiers s’est fait selon les efforts consentis pour la structuration des entreprises respectives. Elle a exhorté les bénéficiaires à justifier dans le futur conformément à la règlementation, les sommes qui leur sont allouées au titre de la subvention. Elle a également rappelé que les pièces justificatives de l’utilisation de la subvention déposées au Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) par les entreprises bénéficiaires ne sont pas conformes, justifiant le retard dans le déblocage de la subvention.

Pour le Directeur général (DG) du FAPP, Ag Ibrahim Mohamed, sur 126 dossiers de candidature d’entreprises de presse privées réceptionnés, 112 ont été retenus et 14 rejetés par la commission de répartition de la subvention. Les motifs de ce rejet selon lui sont entre autres l’absence de la liste nominative du personnel certifiée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), des articles identiques à ceux d’un autre média, l’absence de l’attestation de parution régulière délivrée par le Conseil supérieur de la communication (CSC), la production irrégulière d’articles, etc.

Il a déclaré que sur la somme de 400 millions allouée à la presse privée, 61,15% de cette somme est destinée à la presse audiovisuelle, 16,84% à la presse écrite et 22% à la presse en ligne. Pour le rédacteur en chef de la chaine de télévision CVK, Théodore Yaméogo, c’est une joie de recevoir un chèque de 2,3 millions F CFA. A son avis, la subvention est un excellent moyen de soutien aux entreprises de presse privées.

Il a salué les efforts du gouvernement qui, malgré le contexte difficile que traverse le pays, a respecté ses engagements. M. Yaméogo a lancé un appel à l’Etat afin que la subvention dans son ensemble soit revue à la hausse. A son avis, les médias manquent énormément de moyens matériels et financiers pour leur fonctionnement au quotidien.

Wanlé Gérard COULIBALY

Nadège KINDA (Stagiaire)
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