Selon de nombreux historiens burkinabè, beaucoup d’aspects de l’histoire de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, ne sont pas connus. Ce qui ne permet pas un meilleur enseignement de cette histoire dans les écoles et universités.
Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani
Les premiers programmes pour l’enseignement en histoire datent de 1967 selon un enseignant. Ce n’est qu’en 2010 suite à une réforme qu’une bonne partie de l’enseignement de l’histoire de la Haute-Volta au Burkina Faso a été intégré au programme.
Seulement 20 leçons sur un total de 140 sont consacrées à l’enseignement de l’histoire de la Haute-Volta au Burkina Faso dans les collèges et lycées, selon Yacouba Kohoun, enseignant au Lycée Venegre à Ouagadougou : « Les points qui ne sont pas abordés concernent plutôt les grands hommes. Aujourd’hui si on demande à un élève qui est Maurice Yaméogo, il pourra juste dire qu’il est le père de l’indépendance. À part cela, il ne pourra pas dire qui est Maurice Yaméogo. Et en plus de cela, nous avons du Burkina Faso entre 1983 et 1987, qui n’est pas non plus vraiment abordé. »... suite de l'article sur RFI