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Riposte au COVID-19 : le G5 Sahel attend les financements européens

Publié le mercredi 29 avril 2020  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a participé, par visioconférence à une session extraordinaire de la Conférence des chefs d`Etat et de gouvernement de l`Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) sur le COVID-19.
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Les chefs d’Etats des pays membres du G5 Sahel ont tenu une réunion avec les premiers responsables de l’Union européenne (UE), de l’Union Africaine (UA) et des Nations-Unies par visioconférence, le mardi 28 avril 2020. Au menu des échanges : parer au plus vite à l’urgence sécuritaire et sanitaire dans l’espace du G5 Sahel.

En plus de la crise sécuritaire et humanitaire, les pays du G5 Sahel doivent faire face à l’urgence sanitaire liée au COVID-19. Dans la perspective d’accélérer la mise en œuvre des décisions du Sommet de Pau en France, les chefs d’Etats du G5 Sahel ont échangé par visioconférence avec le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission de l’Union européenne, Ursula Von Der Leyen, le haut représentant de l’UE pour le G5 Sahel et des représentants de l’Union africaine et des Nations-Unies, le mardi 28 avril 2020. Cette rencontre, qui devrait se tenir en mars dernier, intervient dans un contexte où le COVID-19 est venu se greffer à la préoccupation sécuritaire et humanitaire dans l’espace. « Au regard de l’impact en moins d’un mois et demi, le COVID-19 est devenu une préoccupation essentielle tant il embrasse une dimension sanitaire, sociale et économique. Il a été aussi question de faire le point des décisions prises en janvier dernier à Pau en France », a indiqué le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Les questions de l’Initiative P3S (Partenariat pour la sécurité et la stabilité du Sahel) et le financement complémentaire de l’UA dans la mise en œuvre des programmes de développement dans l’espace G5 Sahel ont été aussi évoqués au cours de la rencontre.

« Nous avons insisté sur la situation engendrée par le COVID-19. De façon globale plus de 35% de nos économies sont fondées sur le secteur informel. Ce secteur éprouve des difficultés au regard des mesures que nous avons prises pour éviter la propagation de la maladie », a confié le président du Faso. Roch Marc Christian Kaboré et ses homologues ont indiqué à leurs partenaires européens que la crise sanitaire a des conséquences sur le processus démocratique dans la mesure où certains Etats doivent organiser des élections d’ici à la fin de l’année 2020. « Nous avons aussi des baisses de recettes alors que dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, nos pays consacraient entre 20 et 30% de leur budget à la défense nationale. Ce sont autant de préoccupations sur lesquelles nous avons échangé et à propos desquelles l’UE s’engage à nous accompagner », a détaillé le chef de l’Etat. L’UE a promis de venir en aide au pays africains et ceux du G5 Sahel en particulier dans une dynamique de relance de l’économie après le COVID-19.


Se battre sur deux fronts

Pour le président Kaboré, il faut œuvrer à ce que tout revienne à la normale afin que tous les acteurs renouent avec leurs activités et participent au développement parce que, « rester dans un tel état, c’est signer un arrêt de mort à court et moyen terme ».

Pour évaluer la mise en œuvre des différentes initiatives inhérentes à la sécurité, à la stabilité et à la crise sanitaire, ce type de rencontre est prévu pour se tenir tous les trois mois. Autre point abordé, la nécessité d’élargir la coalition du G5 Sahel à d’autres pays que ceux de l’UE. « Nous avons également demandé au président du Conseil européen, Charles Michel, de poursuivre la discussion avec les chefs d’Etats et de gouvernements européens pour que les financements annoncés dans le cadre du COVID-19 puissent être effectifs afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes », a précisé le président Kaboré.

Comment allier la lutte contre l’insécurité et celle contre le COVID-19 ? « Nous sommes tenus de nous battre sur les deux fronts sécuritaires et sanitaires. Au-delà des efforts que chaque pays consent dans cette lutte, nous devons bénéficier de la part de la communauté internationale d’un appui sanitaire et financier », a répondu Roch Kaboré. Au passage, il a salué la présence de l’UA et des Nations unies dans les différentes actions qui participent à la sécurité et à la stabilité dans les Etats du G5 Sahel.

Karim BADOLO
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