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Aristide BERE, DG de l’IONI à propos de la tenue des élections : « J’ai des appréhensions »

Publié le lundi 2 mars 2020  |  Le Pays
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© Ministère par D.R
Un guichet unique pour réduire le temps de délivrance des récépissés d’associations
Le Directeur général des libertés publiques et des affaires politiques (DGLPAP), Aristide Béré, et celui de l’Office national d’identification (ONI), Arsène Yoda, ont présenté à la presse, le vendredi 12 août 2016 à Ouagadougou; le guichet unique des associations, le format sécurisé du récépissé de déclaration d’existence d’association. Photo : Aristide Béré
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Il est arrivé comme un sapeur-pompier pour éteindre le feu qui consumait l’Office national d’identification (ONI) en octobre 2018. Et moins de deux ans après, Aristide Béré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a réussi à faire taire les divergences qui entravaient le bon fonctionnement de la nationale des CNIB. Mieux, cet administrateur et ex-Directeur général des affaires politiques, a apporté une kyrielle d’innovations pour améliorer le fonctionnement de l’ONI mais aussi pour booster la production des CNIB. C’est, du moins, ce qu’il nous révèle à travers cette interview qu’il nous a accordée le 17 février 2020 à son bureau à Ouagadougou. Outre ces innovations, Aristide Béré s’est prononcé sur divers autres sujets dont le coût d’établissement des passeports que d’aucuns jugent élevé, les difficultés auxquelles fait face sa structure, les opérations spéciales de délivrance de CNIB dans certaines ambassades du Burkina à l’étranger.

« Le Pays » : On sait que vous êtes arrivé à la tête de l’ONI dans un contexte de crise. Quel est aujourd’hui l’état de vos rapports avec vos partenaires sociaux en particulier et avec vos collaborateurs en général ?

Aristide Béré : Je voudrais d’abord remercier les Editions « Le Pays » qui nous offre encore une fois l’opportunité d’expliquer davantage le sens de notre action à la tête de l’Office national d’identification. C’est vrai, nous sommes arrivé à la tête de l’ONI en octobre 2018, dans un contexte relativement difficile marqué par une crise de défiance entre les parties prenantes dans le processus de production de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) qui a entraîné une baisse de la production. A ce jour, après de multiples concertations avec les acteurs, notamment les syndicats et les autres agents de tous les segments de la production de la CNIB ainsi que les autres segments de l’Office, mais aussi avec les partenaires extérieurs qui participent techniquement à l’élaboration de tous les documents majeurs que nous produisons, notamment la CNIB et le passeport ordinaire, nous avons pu juguler la crise, relancer la production et ramener la sérénité dans la maison. C’est d’ailleurs le lieu pour moi de remercier l’ensemble des partenaires qui ont compris l’enjeu qu’il y avait à taire un certain nombre de divergences à l’intérieur de la maison pour aller à l’essentiel, à savoir assurer un service de qualité, un service d’identification de qualité au profit des citoyens du Burkina Faso.

Justement, de façon succincte, quelles sont les principales missions de l’ONI ?

L’Office national d’identification a reçu pour missions, conformément à ses statuts et le décret qui le créent, d’identifier tous les Burkinabè dès le berceau. Certes, de façon pratique, l’identification commence à partir de 15 ans. Mais d’une manière globale, notre mission fondamentale, c’est identifier par plusieurs canaux. Il peut s’agir de la CNIB, des cartes professionnelles, du passeport qui participent également à l’identification. Notre deuxième grosse mission, c’est la participation à la sûreté de l’Etat. En ce moment, nous assurons l’intégrité de la base de données de l’identification nationale en collaboration avec les services de sécurité et aussi en veillant à ce que les différentes expressions de besoins des services de sécurité, notamment à travers les investigations et les recherches en matière délictuelle ou criminelle, soient satisfaites. Nous participons également, par extension, à la police judiciaire parce que nous collaborons étroitement avec les tribunaux et certains ordres professionnels pour que les besoins de certification d’identité soient assurés. Nous travaillons dans la même veine avec certains services privés comme les sociétés de téléphonies mobiles, comme certains experts attitrés qui font recours à l’ONI toujours dans le domaine judiciaire pour permettre d’identifier au mieux les personnes qui sont poursuivies et d’accélérer le cours de certaines enquêtes. Voilà en gros les deux grosses missions : identification, puis de sécurisation et sûreté de l’Etat.
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