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Histoire politique du Burkina Faso: La « part de vérité » de Jean-Baptiste Ouédraogo

Publié le mardi 28 janvier 2020  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par Séni Dabo
Echec de la médiation autosaisie : les initiateurs prennent acte
Lundi 10 mars 2014. Ouagadougou. L`équipe de la médiation autosaisie a organisé une conférence de presse pour prendre acte de l`échec de son initiative. Photo : Jean-Baptiste Oudéraogo
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L’ancien chef d’Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo, vient de publier un ouvrage intitulé « Ma part de vérité ». La dédicace de l’œuvre a eu lieu, le samedi 25 janvier 2020 à Ouagadougou.

Acteur et témoin privilégié de la vie politique burkinabè, l’ancien chef d’Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo (7 novembre 1982-4août 1984), vient de publier un livre : « Ma part de vérité » est le titre de l’ouvrage de 260 pages dont la dédicace est intervenue le samedi 25 janvier 2020 à Ouagadougou, en présence d’éminentes personnalités. A travers cet ouvrage, l’auteur voudrait apporter un témoignage sur un pan de l’histoire politique du Burkina Faso. La période révolutionnaire est largement évoquée dans le livre. Par cet ouvrage, Jean-Baptiste Ouédraogo entend apporter un autre son de cloche à ce qui est largement partagé non seulement à travers des livres d’histoire, mais également par des écrits prolixes d’auteurs étrangers pour la plupart.

« En effet, les écrits et ouvrages traitant de la Révolution burkinabè, en plus de consacrer le capitaine Thomas Sankara comme le héros de cette Révolution, l’ont sacralisé icône africaine de la Révolution », a indiqué l’auteur d’entrée de jeu. « Ma part de vérité » a, aux dire de l’auteur, pour ambition de « rompre la dictature du mensonge » et de rappeler que le capitaine Thomas Sankara n’était qu’un homme quelles que soient les qualités qui l’habitaient. « En plus d’être un homme politique, il était un homme public. Et à ce titre, il est sujet à des critiques, car il n’était ni ange ni démon.

Comme tout homme, il présentait la double image d’une médaille avec ses deux faces. Celle du bien et celle du mal. De telle sorte que ceux d’entre nous qui l’avons connu, regardaient la face de la médaille qui leur convenait le mieux », a indiqué Jean-Baptiste Ouédraogo. Pour lui, son livre vise à révéler la coexistence de ces deux aspects contradictoires dont l’un a façonné la personnalité du capitaine Thomas Sankara.

« Pas de règlement de comptes »
L’ancien chef d’Etat soutient qu’il n’est pas question de règlement de comptes. « Il est surtout question de témoignage historique. En effet, mon ouvrage se place sous l’angle de l’histoire dont l’objectif poursuivi est de dévoiler la vérité quand bien même cette vérité irrite, fâche, blesse et fait mal à une certaine opinion. Car la loi de l’histoire reste implacable et exige que la vérité finisse par triompher, par être dite ou par être écrite », a souligné M. Ouédraogo.

Dans son argumentaire, son livre vient « par devoir de mémoire et a posteriori » révéler ce qui a été constamment tu et caché pour les besoins de la cause et, livrer à l’opinion publique nationale et internationale, la relation historique « des faits controversés dans la gestion du pouvoir d’Etat ». « Beaucoup de faits ont été travestis à dessein. Les dénoncer et les rectifier relève de mon devoir de citoyen et j’en userai », a-t-il martelé. Son souhait, a laissé entendre M. Ouédraogo, est que son ouvrage serve de référence aux nombreux chercheurs et aux jeunes qui désirent apprendre, pour mieux connaître les méandres de l’histoire récente du Burkina Faso.

Le présentateur de l’œuvre à l’occasion de la dédicace, Dr Dramane Konaté, a soutenu que « Ma part de vérité » est « un témoignage majeur » d’un homme d’Etat qui « comble les trous et les scories de l’histoire de notre pays ». A entendre Dr Konaté, l’auteur a fait montre d’une disposition d’esprit hors du commun pour mettre à la disposition de l’opinion publique, une œuvre qui fait office de mémoire de la nation. « Il se pose l’impérieuse nécessité de revisiter l’histoire de notre pays de sorte à fédérer les intelligences et les énergies autour des idéaux et des valeurs partagées », a-t-il déclaré. Que pense l’auteur de son œuvre ?

Des acteurs et témoins de la période révolutionnaire sont venus apporter des témoignages au cours de la dédicace. Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, parrain de la cérémonie de dédicace, a soutenu que l’auteur a fait preuve de courage dans son ouvrage. Selon lui, la vérité est source de paix et « Ma part de vérité » peut aider le Burkina Faso dans sa quête de paix.

Karim BADOLO
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