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Sidwaya N° 7496 du 9/9/2013

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Protection de la propriété industrielle : Les élèves-gendarmes embarqués dans la lutte contre la contrefaçon
Publié le mardi 10 septembre 2013   |  Sidwaya


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© Sidwaya par DR
Mission de soutien a la paix en Guinée-Bissau : Un escadron de 140 gendarmes burkinabè relaie un autre


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La Direction générale de la propriété industrielle (DGPI), en partenariat avec l’Ecole nationale des sous-officiers de gendarmerie, a organisé, le vendredi 6 septembre 2013 à Bobo-Dioulasso, un atelier de sensibilisation des élèves-gendarmes. En fin de formation, cette 39e promotion a renforcé ses connaissances sur la propriété industrielle et la contrefaçon, afin de lutter efficacement contre le fléau.

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) s’est engagé dans la promotion du système de propriété intellectuelle qui constitue, de nos jours, une source de création de richesses et partant de la croissance économique du Burkina Faso. Fort de ce constat, a soutenu le directeur régional des Hauts-Bassins dudit département, Dramane Tou, le MICA se déploie sur les chantiers de la lutte contre la contrefaçon qui est une violation des droits de propriété industrielle aux conséquences désastreuses pour les populations, les entreprises et le pays. Il importe donc pour lui que les pouvoirs publics, les partenaires et toutes les autres parties prenantes, notamment la gendarmerie, la douane, la police et la justice, dans une complexité mutuellement avantageuse, s’engagent dans la protection et la défense des droits des propriétés industrielles, surtout en sa partie lutte contre la contrefaçon. « C’est conscient de ce rôle des différents acteurs, que le MICA organise chaque année les ateliers de sensibilisation et d’information. Cette formation était nécessaire pour des acteurs de terrain de la lutte contre la piraterie, la contrefaçon », a expliqué Dramane Tou. Commandant l’Ecole nationale des sous-officiers de gendarmerie, le capitaine Théophile Tago a dit accueillir favorablement cette formation qui entre dans le cadre d’une série de conférences prévues pour mieux outiller les élèves sous-officiers de gendarmerie sur des questions spécifiques, avant leur emploi, parce que dans quelques semaines, cette 39 promotion sera sur le terrain. Il a estimé que la conférence leur permettra d’être outillés sur le cadre juridique portant sur la propriété industrielle et la contrefaçon. « Les gendarmes, en tant qu’agents de la force publique chargés de l’application des lois, doivent jouer un rôle non négligeable dans le succès de cette lutte. Et cela ne saurait se faire efficacement si lui-même ne connaît le cadre juridique sur la protection des droits de la propriété intellectuelle », a-t-il déclaré. Au nom du commandement des écoles et centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale, il a exprimé sa gratitude à la DGPI pour cette occasion offerte aux élèves sous-officiers. Une satisfaction partagée par le directeur général de la propriété industrielle, Moussa Traoré, qui explique que la propriété intellectuelle dans ses volets artistique et culturel mais aussi les marques, les noms commerciaux et les brevets doit être protégée. « Un créateur, un innovateur et un inventaire a aujourd’hui peur de créer, d’innover, simplement parce qu’il se dit que le fruit de sa création va se retrouver sur le marché en tant que produit de la contrefaçon. Nous échangeons avec eux pour explorer les moyens à utiliser pour lutter contre ce fléau », a-t-il ajouté. Qu’à cela ne tienne, Moussa Traoré pense qu’il faudra renforcer la sanction qui va aujourd’hui d’une amende de un à trois millions de FCFA et/ou d’un emprisonnement de un à six mois. « Il faut peut-être aller au-delà de ces dispositions appliquées par l’ensemble des pays membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle OAPI », a-t-il suggéré.

Jean-Marie TOE

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