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Menaces sur la présidentielle d’Octobre 2020 : Un expert démonte les arguments de Bala SAKANDE

Publié le mardi 24 decembre 2019  |  netafrique.net
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© Autre presse par DR
Le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé
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La polémique ne cesse d’enfler depuis la sortie controversée du Président de l’Assemblée Nationale Burkinabè, Alassane Bala SAKANDE, qui affirmait le 15 Décembre dernier, ‘’si les attaques ne régressent pas, sachez au nom de Dieu qu’il n’y aura pas d’élection’’. Cette déclaration qui a soulevé un tollé dans la classe politique Burkinabè, a diversement été interprétée, passant pour l’opposition politique comme le Plan B du régime en place à Ouaga pour prolonger le bail du MPP à Kosyam.

Dans l’élan des réactions à ces propos du N°2 du régime Burkinabè, nous avons joint au téléphone à Ouagadougou, une source bien introduite au sein de l’appareil électoral nous livre son avis technique sur le sujet, qui prend ouvertement à contrepied les propos de Bala SAKANDE. ‘’La situation est critique, certes, mais ça ne peut pas empêcher les élections’’. Et de poursuivre, ‘’Si le Mali a pu organiser une élection dans ce contexte-là, c’est que le Burkina peut aussi le faire…Si, on ne le fait pas, ce serait tuer le peu de démocratie qui existe au Burkina Faso’’. Pour notre interlocuteur, les affirmations du Chef du parlement sont à mettre au compte des ‘’manœuvres entre opposition et majorité présidentielle’’, ce qui ne devrait aucunement faire entrave au respect du calendrier électoral. ‘’Si c’est dur aujourd’hui, allons aux élections dans la difficulté, demain ce sera jurisprudence pour d’autres qui vont se retrouver dans de tels cas’’.

D’un point de vue technique, le scrutin d’Octobre 2020 devrait pouvoir se tenir ‘’pour que la démocratie puisse vivre’’. Autant dire que le spectre d’un report de la présidentielle d’Octobre 2020 qu’agite le Président de l’Assemblée nationale, et qui dissimule pourtant un dessein machiavélique pour prendre en otage les aspirations au changement réclamées continuellement par les populations qui n’attendent que le rendez-vous des urnes pour livrer leur verdict sur la gestion chaotique du pouvoir actuel en quatre ans de gouvernance.
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