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Crise à la Communauté musulmane du Burkina: Le président El hadj Abdou Rasmané Sana ne reconnait pas le nouveau bureau

Publié le mercredi 30 octobre 2019  |  NetAfrique.net
Tabaski
© aOuaga.com par A.O
Tabaski 2017 : la grande prière à Ouaga en présence du cardinal
Vendredi 1er septembre 2017. Ouagadougou. Place de la nation. Le grand imam de Ouaga, El hadj Aboubacar Sana, a dirigé la grande prière de la Tabaski en présence du cardinal Philippe Ouédraogo
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El hadj Abdou Rasmané Sana, président de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), a donné une conférence de presse, hier 28 octobre 2019 à Ouagadougou, pour donner sa version des faits sur la crise au sein de ladite association.

Que se passe-t-il encore à la Oummah ? C’est sous cette interrogation que nous vous faisions cas, dans la rubrique Une Lettre pour Laye du vendredi 18 octobre dernier, d’une note signée par le président du Bureau exécutif permanent (BEP) de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF). Dans cette missive, adressée à tout membre du BEP et à tout responsable de bureau de province, de localité et de secteur, el hadj Abdou Rasmané Sana les invitait à ne pas participer à l’Assemblée générale extraordinaire qui se tiendrait à Bobo-Dioulasso du 26 au 28 octobre 2019, car jugée irrégulière.

Depuis lors les choses semblent se détériorer davantage. En effet ladite assemblée a eu lieu, puis a désigné par consensus Omar Kouanda président par intérim de ladite Communauté en remplacement d’el hadj Abdou Rasmané Sana. Il aurait la charge d’organiser un congrès pour la mise en place d’un nouveau bureau. Au même moment, se tenait à Ouagadougou, exactement à la Grande mosquée, une conférence de presse animée par le président contesté. El hadj Abdou Rasmané Sana a, en réalité, donné sa version des faits sur la situation qui prévaut dans la Oummah.
La première pomme de discorde, à l’écouter, est la rénovation de l’édifice religieux.

D’aucuns auraient estimé qu’une partie des contributions mobilisées pour la circonstance pouvait servir à d’autres fins tel le payement des factures d’électricité. Le second grief résiderait dans la désignation des imams de la Communauté, notamment ceux qui célèbrent le djouma ou les prières du vendredi ainsi que les jours de fête. Il a signifié que beaucoup n’apprécieraient pas la manière dont le choix est opéré jusqu’à nos jours. Le troisième reproche serait en rapport avec l’argent engrangé à travers les boutiques de la Communauté.

Selon ses propos, ces sommes ne parvenaient plus dans les coffres de la structure afin de financer les activités, mais la donne ayant changé sous sa houlette, ça n’a visiblement pas été du goût de certaines personnes. A ces récriminations s’ajoutent l’insuffisance ou le manque de réunions. Il a déclaré in fine que l’assemblée générale extraordinaire tenue dans la capitale économique n’est qu’un « théâtre » et crois que si la guéguerre se résume à ces faits, ses détracteurs devraient attendre huit mois pour élire un nouveau président et un nouveau bureau à l’occasion du congrès.
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