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Burkina: Pascal Zaïda et Marcel Tankoano pour le retour de Zida et de Blaise Compaoré

Publié le samedi 26 octobre 2019  |  NetAfrique.Net
Pascal
© Autre presse par DR
Pascal Zaida du Cadre d’Expression démocratique (CED) et Marcel Tankoano du Mouvement du 21 avril (M21)
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Le vendredi 25 octobre 2019 à Ouagadougou, Pascal Zaida du Cadre d’Expression démocratique (CED) et Marcel Tankoano du Mouvement du 21 avril (M21) ont, devant les journalistes, avoué avoir enterré la hache de guerre. Par ailleurs, ils ont, au cours de cette conférence de presse, invité l’ensemble des forces politiques et sociales d’en faire autant pour sauver le pays qui traverse une des périodes les plus difficiles de son histoire.

« La situation est des plus déplorables puisque tous les secteurs vitaux du pays sont touchés ». C’est par ces propos que Pascal Zaida a défini l’état de la nation. Par cette sombre description, il a fait allusion aux attaques terroristes à répétition qui, selon lui, ont défait le système sécuritaire burkinabè.

Les conférenciers ont décrit une économie burkinabè « vacillante », marquée par la fronde sociale et la « grogne sous-jacente dans le secteur privé». Cela ajouté à « plus d’un demi-million de déplacés internes », provoqué par l’insécurité, Pascal Zaida a déclaré que « la réconciliation n’est pas une option mais un impératif ».

Zaïda et Tankoano se réconcilient et appellent au retour des exilés

« Nous nous sommes résolus, le CED et le M21, à nous mettre ensemble, à nous unir et à lancer un appel pour la Patrie, pour l’humilité et le réalisme pour conserver la stabilité, nos valeurs, nos traditions, notre territoire, la terre de nos ancêtres », a soutenu le président du CED. Pour ce faire, ce dernier invite tous les Burkinabè, qu’ils soient du pouvoir, de l’opposition, de la société civile, les syndicats, les exilés et toutes les autres couchent sociales à se donner la main.

Et à Marcel Tankoano d’ajouter que pour sauver le pays des attaques, « les intérêts personnels et égoïstes doivent disparaitre », car, paraphrasant le journaliste Norbert Zongo (assassiné le 13 décembre 1998), dit-il : « nous n’aurons pas un avenir dans un pays qui n’en a pas ». Ainsi, tous les deux appellent à « l’union sacrée de toutes les filles et fils du pays » dans la lutte contre les forces obscurantistes. Pour les exilés notamment Blaise Compaoré, Isaac Zida, les conférenciers pensent que leur retour peut faciliter la cohésion sociale, actuellement en mal au Burkina Faso.

Des actions concrètes pour la réconciliation des Burkinabè

Concrètement, le CED et le M21 entendent mener des actions sur le terrain allant dans le sens d’amener les gens à la réconciliation. Il s’agit notamment d’ouvrir des débats au plan national et aussi et surtout d’engager des rencontres et des pourparlers avec tous les acteurs pour l’unité et la cohésion nationale. Aussi, ces leaders d’OSC invitent-ils à « relancer un nouveau dialogue politique plus inclusif et plus sincère» car « l’heure de la réconciliation a sonné ».

Pour terminer, « le meilleur combat contre les forces du mal ne consiste pas à donner des armes à la population. Le meilleur combat, c’est l’entente, la cohésion, la vision commune, en un mot, l’indivisibilité des Burkinabè », a conclu Pascal Zaida.
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