Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

15 0ctobre 1987: Témoignages exclusives de Leaders Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire

Publié le mardi 15 octobre 2019  |  NetAfrique.Net
La
© AFP par ISSOUF SANOGO
La statue géante de Thomas Sankara inaugurée ce samedi 2 mars à Ouagadougou a été recouverte d`un tissu pour faire taire les polémiques sur son peu de ressemblance avec le père de la révolution burkinabè.
Comment


Ils sont nombreux ces Burkinabè, aujourd’hui installés en Côte d’Ivoire, qui à l’instar de leurs compatriotes, restés au pays, gardent des souvenirs vivaces de cette fameuse journée du 15 Octobre 1987, au cours de laquelle, le Capitaine SANKARA, alors Chef d’état du Burkina Faso, était assassiné, dans des conditions lugubres qui, 32 ans après, restent difficiles à élucider. Pour cet anniversaire qui intervient à un tournant sensible de l’histoire de ce pays Sahélien, aujourd’hui transformé en un véritable bourbier djihadiste. A Abidjan, des leaders d’opinion nous racontent comment ils ont vécu cette journée folle, qui restera à jamais comme une tragédie dans l’histoire du Burkina.

GOLO Amadou, Secrétaire chargé à la jeunesse de l’UPC-CI : ‘’Pour moi, la journée du 15 Octobre me ramène beaucoup de souvenirs. Je me rappelle de ce fameux 15 Octobre 1987. Ce jour-là, j’étais dans la cour de l’école primaire, quand la cloche a sonné pour que nous rentrions en classe. Soudain, on nous annonce qu’il n’y a plus de cours et que nous devons rentrer à la maison. On ne savait pas ce qui se passait. Arrivés à la maison, on entend que Thomas SANKARA est mort. Déjà étant petits, quand on nous parlait de SANKARA, cela évoquait ‘’un vrai garçon, un vrai homme’’. On a cru que le monde allait s’écrouler. Plus tard quand je suis arrivé à Ouaga, dans les années 1994, le cimetière où repose SANKARA se situait juste derrière la clôture où repose mon grand-frère à Tanghonin…ce qui m’a véritablement marqué dans l’histoire de SANKARA, c’est surtout, lorsqu’en Octobre 1994 ou 95, ‘’le Lion’’, BOUKARY et d’autres sont venus nettoyer la tombe, les alentours de la tombe, pour l’anniversaire de sa mort. Quand ils ont fini, ils sont rentrés dans la cour pour se nettoyer. C’est moi-même qui ai donné de l’eau au ‘’Lion’’ pour qu’il lave ses mains. Là où il était assis, à côté, il y’avait un bananier. Et l’eau s’est déversée en partie sur le bananier. C’est ce jour là que j’ai personnellement eu l’occasion de voir ‘’le Lion’’ face à face. Chose bizarre, quelques jours après son départ, le bananier est mort. Voilà, un peu ce que cette disparition évoque comme souvenirs en moi. ‘’

SIA Koudougou, Président de la FEDABCI : Le 15 octobre 1987, j’étais au Burkina Faso précisément dans mon village qui fait frontière avec le Ghana. Comme tout le monde, nous avons appris la nouvelle du coup d’état comme tout monde, mais beaucoup n’y ont pas cru au départ. On se demandait comment tout cela avait bien pu arriver. Quelques temps après, des nouvelles nous parvenaient selon lesquelles c’est le Camarade Blaise Compaoré qui est à l’origine du coup. Là, tout le monde était confus. On ne comprenait plus rien. Pendant trois jours, on a préféré rester chez nous. Voilà comment on a vécu ces événements.
Commentaires