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74e Assemblée générale des Nations unies: Roch Marc Christian Kaboré exprime la position du Burkina Faso

Publié le mercredi 25 septembre 2019  |  FasoZine
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© Autre presse par DR
Le président du Faso, Roch Marc Christian a fait sa déclaration en début d’après-midi du mardi 24 Septembre 2019, à la tribune des Nations unies, dans le cadre du débat général de la 74e session
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Le président du Faso, Roch Marc Christian a fait sa déclaration en début d’après-midi de ce mardi, à la tribune des Nations unies, dans le cadre du débat général de la 74e session ordinaire de l’Assemblée générale. Dans son message, le chef de l’Etat a présenté la situation sécuritaire au Burkina Faso et dans la sous-région, et les mesures prises par le gouvernement burkinabè en vue d’offrir de meilleures conditions de vie aux populations. Cette tribune a été également le lieu pour le président du Faso, de donner la position de son pays sur les grandes préoccupations de l’heure.

Dès l’entame de son allocution, le président Roch Marc Christian Kaboré a salué le choix du thème de cette session : « Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion ». Un thème qu’il juge pertinent au regard de son actualité, car « plus qu’une conviction, le multilatéralisme reste pour mon pays, l’unique voie pour trouver des solutions aux grandes problématiques du monde ».

« S’il y’a des phénomènes qui attristent notre monde aujourd’hui, ce sont bien le terrorisme et la pauvreté », a fait savoir le chef de l’Etat. Roch Marc Christian Kaboré a relevé que depuis janvier 2016, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes persistantes, dont les impacts au plan humain, social et économique sont lourds de conséquences.

Les attaques terroristes et l’insécurité ont provoqué une crise humanitaire, faisant de nombreuses victimes civiles et au sein des Forces de Défense et de Sécurité, des centaines de milliers de déplacés internes, des écoles et des centres de santé fermés, des symboles de l’Etat détruits, et des affrontements entre des communautés, entrainant ainsi l’augmentation des dépenses de sécurité, au détriment du financement des secteurs sociaux et du développement, a-t-il poursuivi.

Cette déclaration fut aussi l’occasion pour le président du Faso, de saluer l’accompagnement des Nations Unies, face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso.

La situation sécuritaire dans l’espace du G5 Sahel demeure toujours préoccupante. En sa qualité de président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré a présenté les difficultés auxquelles l’institution régionale est confrontée. Il a rappelé à la communauté internationale l'importance de soutenir les pays du G5 Sahel dans leur lutte contre le terrorisme car la paix et la stabilité du Sahel sont non seulement celles de l’Afrique, mais également du reste du monde. Il l’a interpellée à se mobiliser pour trouver une solution de paix durable en Lybie, car le règlement de la crise sécuritaire dans nos pays passe par la paix dans cette localité.

Poursuivant sa déclaration à la tribune de l’ONU, le président du Faso a confié que dans le cadre de la lutte contre les inégalités sociales et pour un développement harmonieux de tout le pays, deux instruments de réduction des disparités régionales et de dynamisation des économies locales ont été mis en œuvre à travers « le Programme d'Urgence pour le Sahel au Burkina Faso, élargi désormais à cinq autres régions touchées par l’extrémisme violent, et le Programme d'Appui au Développement des Economies Locales ».

Bien d’autres sujets tels que le changement climatique et la participation du Burkina Faso dans les missions de maintien de la paix dans les zones en conflits, ont également retenu l’attention du chef de l’Etat.

Au titre des questions internationales, le président Kaboré a évoqué entre autres le Sahara Occidental, le conflit israélo-palestinien qui demeure une préoccupation majeure, les agressions et attaques répétées contre l’Arabie Saoudite.

Pour terminer, le président du Faso a dit nourrir l'espoir, que « les négociations entamées il y a plus d'une vingtaine d'années sur la réforme que nous attendons de tous nos vœux, celle qui doit aboutir à un Conseil de sécurité plus représentatif des 193 Etats membres des Nations unies dans les deux catégories de membres, avec tous les privilèges et les obligations qui y sont liés ».
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