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Crise de leadership au CDP : ‘’La section-Côte d’Ivoire s’en tient aux résolutions du congrès’’, KINDO Issiaka, SGA

Publié le lundi 23 septembre 2019  |  NetAfrique.net
KINDO
© Autre presse par DR
KINDO Issiaka , 1er Secrétaire adjoint de la section ivoirienne de l’ex parti au pouvoir CDP
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Quelques semaines après la mobilisation réussie du 07 Septembre dernier sur la Place Laurent GBAGBO de Port-Boüet, dans la banlieue-Sud d’Abidjan, à l’occasion du Giga-Meeting de remobilisation qu’organisait la section CDP-CI, KINDO Issiaka, SGA de cette section, revient dans cet entretien, sur la dynamique de victoire dans laquelle son parti est engagé et sur la posture de la section vis-à-vis de la crise de leadership qui secoue le parti à Ouagadougou.

KINDO, vous êtes le SGA de la section Ivoirienne du CDP. Avant d’aborder le chapitre des actions engagées par votre section dans l’optique de la victoire à la présidentielle de 2020, essayons de mieux comprendre l’environnement dans lequel ce parti qui a régné pendant 27 ans, au Burkina s’est implanté en Côte d’Ivoire. Pouvez-vous nous faire un bref rappel de l’historique ?
K.I : A l’origine le parti avait pour nom : Organisation pour la Démocratie Populaire Mouvement du Travail (ODP/MT). L’ODP/MT avait été implantée en Côte d’Ivoire en 1989 par Simon Compaoré et Achille Tapsoba. Sous l’impulsion du président Blaise Compaoré, treize (13) formations politiques ont fusionné le 05 février 1996 pour fonder le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) avec comme idéologie la Social-démocratie.

Qui en était le Secrétaire Général à l’époque ?

K.I : A l’époque le parti a eu pour Secrétaire Général Konfé Rasmané. Ce dernier a dirigé la section en Côte d’Ivoire jusqu’à son rappel à Dieu en 2012.

Est-ce qu’au niveau de la Côte d’Ivoire, vos compatriotes ont adhéré rapidement à l’esprit de rassemblement que tentait d’incarner le CDP ?

K.I : Effectivement nos compatriotes ont très vite adhérer à l’esprit de rassemblement au sein de ce parti politique Burkinabè qui venait de naître et s’implanter en Côte d’Ivoire. Il faut rappeler que c’est le tout premier parti politique du pays des hommes intègres qui venait de voir le jour en Côte d’Ivoire.

Comme dans tout parti, il y’a eu sûrement des difficultés dans la phase d’implantation, surtout que l’on sortait d’une période assez critique marquée par la révolution Sankariste. Quelles sont les réalités que vous avez eu à gérer en ce sens ?

K.I :Il n’y a pas eu de difficultés majeures à implanter le parti en Côte d’ Ivoire. La situation d’avant et d’après la révolution était la même car il n’y avait pas d’enjeux politiques dans la mesure où tout ce temps, la diaspora burkinabè n’avait pas droit au vote. La section existait et était animé juste pour maintenir la flamme militante. Elle prenait toujours part aux congrès et aux grands rassemblements du parti au Burkina à travers des délégations.

Le CDP est confronté depuis quelques années à une crise interne. De façon claire, est-ce que ce conflit entre les ex-lieutenants du fondateur, Blaise COMPAORE a déteint sur l’unité du parti en Côte d’Ivoire ?

K.I :La crise interne n’a pas véritablement eu de répercussion sur la section. Il ne saurait en être autrement dans la mesure où la section représente le prolongement de la direction légale et légitime du parti. Les frondeurs à l’origine de la crise sont bel et bien revenus à de meilleurs sentiments après que le nombre des membres du bureau politique national a été ramené à 600 comme le prévoit les textes du parti. Nous attendons maintenant la désignation du candidat du parti à la présidentielle de 2020.

Aujourd’hui, à l’ère de la réunification, peut-on dire que la section s’est définitivement rangée derrière le Président statutaire ?

K.I :Je disais plus haut que la section du CDP/CI représente le prolongement de la direction légale et légitime du parti, d’où le respect absolu des textes du parti.

Vous sortez d’un giga-meeting organisé le 08 Septembre dernier sur la place Laurent GBAGBO de Port-Boüet à Abidjan. La mobilisation était impressionnante, il faut le reconnaître. Désormais, l’on se demande les actions que le comité de direction compte engager pour renforcer la mobilisation de l’ensemble de la diaspora en général, autour des idéaux du parti ?

K.I : Il s’agira pour nous de maintenir cette flamme militante que nous avons rallumée lors du meeting. Le CDP sera dans la course présidentielle en 2020 et nous comptons remporter ces élections sans bavure. Cela passe par la sensibilisation de nos militants sur les documents de votation en vigueur. Le reste est une question de stratégie que je ne saurais dévoiler ici.

Est-ce que vous sentez que, comparativement aux autres partis représentés en Côte d’Ivoire, le travail avance ?

K.I : Bien sûr que oui car, au titre des actions déjà menées, il y a d’abord eu la restructuration du bureau politique de la section pour l’adapter au défi qui se pose. Puis ce bureau s’est lancé dans la remobilisation des bases. C’est ce travail qui a valu la grande mobilisation du 8 septembre dernier lors du meeting que nous avons tenu à Port-Bouët en présence du président du parti, Eddie Komboïgo.

Un dernier mot relatif à la situation sécuritaire au Burkina…

K.I : C’est dommage et regrettable de voir le Burkina Faso dans cette situation d’insécurité indescriptible .C’est justement du fait de l’incapacité du régime du MPP à assurer la sécurité des Burkinabè et de restaurer l’intégrité du territoire National. Compte tenu de ce qui précède, une réconciliation nationale de tout les fils et filles du Burkina d’où qu’ils se trouvent s’impose et j’invite le Président du Faso Rock Marc Christian Kaboré à se pencher sur cette question.

Je lance un appel aux citoyens burkinabè d’où qu’ils se trouvent à un sursaut national, en apportant chacun sa contribution à l’effort de guerre et à l’endroit des déplacés.
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