Fatoumata Diendéré, l’épouse du général Gilbert Diendéré et 7 autres accusés ont été jugés par contumace ce mardi 03 septembre 2019. Ils ont été tous reconnus coupables de 5 chefs d’inculpation et condamnés à des peines de prison ferme allant de 10 à 30 ans.
Après avoir rendu le verdict des 83 accusés hier 2 septembre, le tribunal militaire a encore ce mardi 3 septembre délibéré sur l’affaire du putsch impliquant huit autres personnes en fuite. Il s’agit, entre autre, de l’épouse de Gilbert Diendéré, de Mahamadi Déka et de Téné Alima Bougouma. En effet, depuis l’ouverture du procès en 2018, ces accusés sont abonnés absents aux différentes audiences et ce en dépit des appels à se soumettre aux besoins de la justice. C’est pourquoi ils ont été jugés par contumace, c’est à dire en leur absence.
Verdict : Fatoumata Diendéré, Abdoul Karim André Traoré, René Emile Kaboré, Zakaria Songoutoi, le Colonel Mahamadi Déka et Téné Alima Bougouma écopent, chacun, de 30 ans de prison ferme.
Timpoko Kagambèga dite Marguerite également en fuite écope, elle, de 20 ans de prison ferme tandis que Issoufou Zougnoma s’en sort avec la plus légère peine, à savoir, 10 ans de prison ferme.
Ces 8 accusés sont reconnus coupables de complicité d’attentats à la sureté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire de biens, complicité de violence sur autrui.
Il est certain que par ce verdict, la justice a rempli sa mission. Mais une question légitime s’impose: comment compte- t-elle procéder pour appliquer ces peines aux coupables « invisibles »?
En attendant, le procès du putsch manqué reprendra le 22 octobre 2019 pour statuer sur les réparations.