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Université Joseph Ki-Zerbo: l’Aneb dénonce l’abandon du Département de Communication et journalisme par les autorités universitaires

Publié le mercredi 24 juillet 2019  |  FasoZine
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© Jeune Afrique par François Koundou Cayatte
Université de Ouagadougou.
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Camarades étudiantes et étudiants,

Appelé ‘‘petit département qui dérange’’ par les autorités de l’UFR, le département de Communication et Journalisme compte environ 100 étudiants répartis dans trois promotions différentes (une première année, une deuxième année et une troisième année) qui rencontrent d’énormes difficultés. Délaissé par les autorités de l’UFR, qui appliquent de façon mécanique le système LMD, ce département est depuis un certain temps abandonné à la merci de certains enseignants. Les étudiants de ce département sont tout simplement désemparés face à cette situation. Les difficultés auxquelles les étudiants font face sont d’ordre académique et pédagogique mais aussi de la mauvaise gouvernance administrative au sein du département. Depuis l’application du LMD, le retard et les chevauchements sont devenus la règle. En effet, les cours sont programmés en fonction de la disponibilité des enseignants et sans tenir compte des semestres. C’est pourquoi on voit des cours de semestre 1 s’exécuter au semestre 2 ou du semestre 6 au semestre 5, créant une pagaille inqualifiable ; du retard dans les délibérations ; un manque de sérieux en partie dans la programmation des cours et des évaluations. Le manque d’enseignants lié à l’application mécanique du LMD a causé un retard ou l’absence de soutenances de fin de cycle en 3e année. On assiste à un véritable sabotage de la formation qui ne peut que donner des résultats catastrophiques. Ainsi, après 10 ans d’application du système LMD, moins de 35 étudiants ont obtenu une Licence sur 175 étudiants repartis en 5 promotions de 35 étudiants.

La situation des soutenances en communication et journalisme va de mal en pis et pose la question de la survie du département. En effet, depuis 2012 le nombre d’étudiants qui ont pu soutenir leur mémoire de fin de cycle ne fait que chuter. Ainsi, on a 1/35 en 2013 ; 00/35 en 2014 ; 00/35 en 2015 et 00/35 en 2016 et depuis lors, aucune soutenance. Contrairement au département de Lettres Modernes où chaque année il y’a des soutenances groupées en Master. Ce qui veut dire qu’on peut aussi organiser les soutenances au département de communication et journalisme. Si ce n’est pas fait, cela est dû à l’insouciance des autorités universitaires vis-à-vis de l’avenir des étudiants et aussi le manque d’accompagnement en matière de stage terrain et d’encadrement pour les étudiants de ce département dit professionnel. Pourtant, quand on parle de professionnel, cela suppose que les étudiants étudient dans les meilleures conditions possibles pour être de futurs vrais journalistes ou communicateurs. Hélas, cela demeure encore un rêve pour les centaines d’étudiants du dit département. A cela s’ajoute le fait que les étudiants boursiers du département, perdent leurs bourses après la licence s’ils ne suspendent pas. Cependant, à la différence des autres étudiants, ceux de communication et journalisme ne possèdent pas les documents comme les relevés de notes du S5 et du S6 pour pouvoir déposer leurs demandes de suspension de bourse au CIOSPB car leur département n’en délivre pas.

Camarades étudiantes et étudiants,

Qu’en est-il du comportement de certains enseignants au département de communication et journalisme?

La dégradation des conditions de vie et d’études des étudiants au département est en partie liée aux comportements malsains, irresponsables et cyniques de certains enseignants. En effet, abandonné par les autorités de l’UFR et de l’université, le département est à la merci des caprices et de l’oligarchie d’un petit groupe de personnes dont le chef de département et certains enseignants qui imposent leurs lois aux étudiants. C’est ainsi que la présence obligatoire aux cours est exigée, des interrogations pour sanctionner les absents sont organisées, des menaces et des intimidations sont proférées aux étudiants militants de l’ANEB, l’interdiction pour certains étudiants de prendre part aux sessions de rattrapages à leur gré car il n’existe pas de textes en la matière. A titre d’exemple, le 12/06/2019, un étudiant, ayant constaté une note du chef de département l’interdisant de prendre part à la session de rattrapage des S3 et S4 n’a pas pu composer car aurait-il cumulé 4 zéros et manqué des cours à la session normale. A cela s’ajoute le caractère méprisant, anti-démocratique et anti-ANEB du chef de département qui refuse de recevoir la corporation. En rappel, la corporation dans sa déclaration du 23/01/2019 sur la situation à l’UFR avait dénoncé l’absentéisme de certains enseignants de ce département dont un des oligarques qui a dispensé son cours d’éducation aux medias en 2e année pendant 7 mois et a bloqué la promotion avec les cours de communication institutionnelle et de communication interne et externe pendant 3 mois et cela de façon impunie. Est-ce là un bon exemple qu’un enseignant, éducateur de son état, doit donner à ses étudiants ?

Camarades étudiantes et étudiants,

Ces derniers temps, des velléités de privatisation du département par les autorités universitaires sont perceptibles. En effet, au cours d’une audience ténue le 05 juillet 2019, le Directeur de l’UFR a affirmé que le département de communication et journalisme est en phase de transition pour se rattacher à l’IPERMIC.

Est-ce pour cela que l’on assiste au sabotage de la formation dans le département ?

Est-ce pour cela que l’on assiste à l’abandon du département ?

A qui profite cette privatisation ?

Cela ne profit-elle pas au groupe oligarque de l’UFR ?

Dans tous les cas, les étudiants se dresseront avec détermination pour défendre leurs intérêts.

Face à toutes ces difficultés, la corporation ANEB de l’UFR/LAC :

• Invite les autorités universitaires et celles de l’UFR à réorganiser la vie du département au profit des étudiants

• Invite les étudiants du département à se mobiliser davantage au sein de leur structure authentique de lutte qu’est la corporation pour défendre leurs intérêts matériels et moraux.

• Invite l’ensemble des étudiants de l’UFR à se solidariser avec ceux de communication et journalisme et à se tenir prêt pour toute action que la situation engendrera.

Non au sabotage de la formation au département de communication et journalisme !

Non à la répression académique des étudiants !

Non à la mauvaise gouvernance administrative !

Non aux velléités de privatisation du département !

Pain et Liberté pour le Peuple
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