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Burkina : Une coalition souhaite l’implication équitable des femmes dans les instances décisionnelles

Publié le lundi 15 juillet 2019  |  AIB
Réconciliation
© aOuaga.com par A.O
Réconciliation nationale : la commission expose ses missions
Samedi 21 mars 2015. Ouagadougou. Centre international des conférences de Ouaga 2000. La Commission de la réconciliation nationale et des réformes (CRNR) a animé sa toute première conférence de presse pour présenter ses missions. Photo : Martine Yabré, rapporteur général adjointe de la CRNR
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Le Cadre de concertation des organisations des femmes (CCOF), intervenant sur la participation politique des femmes au Burkina Faso, a invité lundi, le président du Faso Roch Kaboré à impliquer équitablement les femmes dans la gestion des affaires publiques et des instances décisionnelles.

«Nous lançons un appel, afin que la question de la responsabilisation des femmes aux postes électifs (députés, maires, conseillers régionaux) et aux postes de nominations (gouvernement, administration publique, institutions publiques et électives) ne soit pas une fois de plus sacrifiée au profit d’autres priorités», a exhorté la représentante du cadre de concertation des organisations féminines (CCOF), Martine Yabré.

Mme Yabré s’adressait lundi à la presse, au moment où à quelques lieux, le président du Faso Roch Kaboré ouvrait un dialogue entre la majorité et l’opposition, à propos des questions majeures qui préoccupent le Burkina Faso.

«Nous demeurons convaincu que la question de la participation des femmes aux instances de décisions est à l’évidence un des enjeux et une exigence du développement harmonieux», a-t-elle expliqué.

Martine Yabré a, par ailleurs, souhaité que ces échanges soient soutenues de mesures et d’actions positives par le président Roch Kaboré et les acteurs politiques, conformément aux promesses de campagnes et aux engagements pris par le Burkina Faso aux niveaux national et international.

«Son Excellence Monsieur le président du Faso Roch Kaboré doit marquer son passage à la tête de l’Etat par une réelle volonté d’implanter un peu plus de justice dans les rapports et le traitement des sexes au Burkina», a requis la représentante du CCOF.

Pour Mme Yabré, «si des pays en Afrique comme le Sénégal, le Rwanda, et bien d’autres sont cités en exemple dans les grandes conférences, c’est parce qu’à un moment donné de l’histoire de ces pays, les chefs d’Etats se sont autosaisis des questions et des mesures importantes et historiques ont été prises pour permettre de changer le cours de l’histoire du combat des femmes en faveur de l’équité et de l’égalité des sexes».

En rappel, lors de la célébration de la 161e journée internationale de la femme (8mars 2018), le président du Faso avait pris l’engagement devant des femmes du Burkina, venues des 13 régions du pays, de respecter le quota genre de 30% dans le gouvernement.

Toutefois, le gouvernement remanié du 31 janvier 2019 compte 33 membres dont 7 femmes, soit un quota de 21,21%, note-on.

Agence d’information du Burkina

AD-ADI/ata/ak
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