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Procès putsch au Burkina: Le sergent-chef Koussoubé affirme ne pas être un « personnage horrible »

Publié le dimanche 14 juillet 2019  |  connection
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Edwige FIENDE

Poursuivi pour « attentat à la sûreté de l’Etat », au procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015 au Burkina, le sergent-chef Roger Koussoubé dit « le Touareg » a affirmé vendredi à la barre ne pas être un « personnage horrible », après que ses avocats ont plaidé pour son « acquittement ».

« Je ne peux pas être le personnage horrible qu’on vous a dépeint », s’est défendu le sergent-chef Koussoubé, après la plaidoirie de ses avocats Me Alexandre Sandwidi et Me Michel Traoré.

« Pourquoi tant de haine, tant de calomnie à mon égard ? », S’est-il interrogé, avant de nier avoir « arrêté les autorités de la transition » et rejeté « les faits qui (lui) sont reprochés ».

L’ex-agent des renseignements qui avait quitté le Burkina pour la Côte d’Ivoire après le putsch manqué avant d’être extradé, est poursuivi pour « attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures volontaires, complicité de dégradation aggravée de biens ».

Il a expliqué avoir « quitté son pays « pour sauver sa vie » et sollicité « l’indulgence » du tribunal et promis d’être un militaire exemplaire si le juge lui donne la possibilité de retourner dans l’armée.



Me Sandwidi et Me Traoré avaient auparavant reproché au parquet de n’avoir « pas réussi à établir la participation » de leur client au coup d’Etat, et demandé son « acquittement « .

Les avocats de la défense ont entamé depuis le 27 juin, les plaidoiries pour leurs clients. Le conseil du général Gilbert Diendéré, accusé principal, devrait suivre lundi.

Les 83 accusés sont poursuivis dans cette affaire pour des infractions d’attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation de biens.

Le parquet avait requis des peines allant de 15 mois avec sursis à la prison à vie, en passant par des peines de cinq à 25 ans à l’encontre de ces accusés.
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