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Assassinat de deux militants de l’ODJ : L’organisation réclame une autopsie

Publié le mercredi 3 juillet 2019  |  Sidwaya
Yagha:
© Autre presse par DR
Yagha: deux militants de l`ODJ tués par balles
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L’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) du Burkina Faso a rappelé au cours d’une conférence de presse, le mardi 2 juillet 2019 à Ouagadougou, qu’elle attend l’autopsie de deux de ses militants, assassinés le 31 mai 2019 dans la province du Yagha.

33 jours après l’assassinat de Fahadou Cissé, président de la section du Yagha (Sebba) de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) du Burkina Faso et de Hama Balima, trésorier de ladite section, l’Organisation attend toujours l’autopsie qu’elle a demandée.

Elle l’a fait savoir, le mardi 2 juillet 2019, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou. Dans sa déclaration liminaire, l’ODJ a rappelé que c’est le vendredi 31 mai 2019, alors qu’ils se rendaient à Sebba pour une rencontre avec le haut-commissaire, que les deux «militants influents dans la province» ont été assasinés.

Les échanges devaient porter sur les problèmes liés à l’orpaillage, les rackets et la corruption de certains agents de l’administration publique et les difficultés d’accès aux soins de santé dans le Yagha. Si pour beaucoup, ce double assassinat est le fait des terroristes, le secrétaire général de l’ODJ, Ouiry Sanou, ne s’en tient pas seulement à cette piste.

«Au niveau de l’ODJ, nous n’excluons rien. Ainsi, à la suite de l’assassinat, une plainte a été déposée auprès de la justice militaire pour que justice soit faite et une autopsie des corps a été demandée. Mais depuis lors, que d’obstacles ! Toute chose qui retarde l’autopsie», a précisé M. Sanou. Il a donc invité les autorités à s’activer afin de permettre aux parents d’organiser les funérailles.

Les militants de l’ODJ ont condamné une fois de plus ce double assassinat et se sont dit déterminés à se battre pour que les auteurs et commanditaires soient identifiés et châtiés. Ils ont également attiré l’attention des autorités sur les questions des libertés et de sécurité des populations et appelé les militants de l’organisation à la mobilisation pour les obsèques et la manifestation de la vérité.

Adama Cissé, frère de l’une des victimes, a affirmé qu’étant des personnes engagées pour l’épanouissement de la population, Fahadou Cissé et Hama Balima faisaient régulièrement l’objet de menaces. Il a poursuivi qu’après deux ans de prison qu’il a purgé à la Maison d’arrêt et de correction de Dori, son défunt frère et Hama Balima ont travaillé à asseoir l’ODJ en 2013 et à faire partir la Société minière Kindo Adama (SOMIKA).

Lors de l’insurrection populaire des 30 et 31octobre 2014, a-t-il ajouté, les deux victimes ont été blessées par balles et figurent, «pour leur combat pour la liberté», parmi les héros nationaux. «Nous étions conscients que la vie de nos frères étaient menacée par l’administration et ceux qu’ils dérangeaient», a assuré Adama Cissé.
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