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Burkina : le ministre de la Communication regrette »la chasse au vedettariat » dans les médias

Publié le dimanche 9 juin 2019  |  AIB
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© Présidence par DR
Monsieur Remis Fulgance DANDJINOU, Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement
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Burkina : le ministre de la Communication regrette »la chasse au vedettariat » dans les médias

Ouagadougou, 8 juin 2019 (AIB)-Le ministre la Communication Remis Fulgance Dandjinou a salué hier vendredi, le professionnalisme des médias burkinabè, les invitant toutefois, à proscrire ‘’la chasse au vedettariat’’, afin d’aider le Burkina Faso à surmonter la crise sécuritaire.

Le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou a salué, le vendredi 7 juin 2019, l’occasion d’un panel organisé par son département, les efforts de professionnalisation des journalistes burkinabè, que ce soit dans le tas ou par le biais des instituts de formation et des universités.

«Le seul souci que nous avons, c’est que nous sommes souvent pressés. Nous sommes dans une chasse au vedettariat. Je le dis sans frémir», a-t-il cependant tempéré.

De son avis, les journalistes doivent accepter d’apprendre le métier auprès de leurs pairs, de se cultiver et de se remettre continuellement en cause.

«Notre métier, c’est comme la médecine. Ce n’est pas parce qu’on a le doctorat, qu’on pourra réussir toutes les opérations. C’est dans la pratique, dans la remise en cause permanent, qu’on peut réussir quelque chose. Il faut reconnaitre que notre presse doit travailler à l’avoir», a expliqué Rémi Fulgance Dandjinou.

Le ministre a aussi regretté la tendance des médias à s’éloigner des fondamentaux du métier.

«Plus nous nous en éloignons, moins, nous rendons service à nos populations. Parce que notre information ne sera pas libre, elle ne sera pas équilibrée, juste et exacte», a-t-il indiqué.

Le ministre de la Communication a surtout invité les médias au retour aux fondamentaux «pour accompagner le Burkina Faso dans une période aussi difficile que celle que nous connaissons, avec le terrorisme et les affrontements intercommunautaires qui sont de plus en plus récurrents dans nos espaces de vie».

Il a relevé la nécessité d’actualiser la convention collective pour que les journalistes du privé puissent avoir de meilleures conditions de vie et de travail, les éloignant de la précarité et de la corruption.

En ce qui concerne le projet de passage des médias publics en société d’Etat, le ministre a assuré que le gouvernement prendra la meilleure décision pour que les journalistes du public, puissent travailler avec envie et abnégation au service de tout le monde.

En rappel, le panel au cours duquel, M. Dandjinou a intervenu, a pour thème : «Médias et construction des valeurs de l’Etat-Nation : défis et perspective».

Organisé dans le cadre du centenaire de la création de l’ex colonie française de Haute-Volta (actuel Burkina Faso), le panel a été animé par Dr Pierre Claver Hien, Dr Luc Marius Ibriga, Dr Victor Sanou et modéré par Béatrice Damiba.
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