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Burkina Faso: «Le nombre de morts ne fait qu’augmenter, les jihadistes se professionnalisent»

Publié le mardi 14 mai 2019  |  RFI
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© Autre presse par Dr
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Six personnes, dont un prêtre, ont été tuées ce dimanche dans le nord du Burkina Faso, lors d’une attaque qui a visé une église catholique de la localité de Dablo. Depuis quatre ans, le pays est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes. Pourquoi cette menace s’est-elle étendue en quelques années ? Comment évaluer la réponse qui a été apportée par les pays de la région ? Pour en parler, Laurent Correau reçoit ce mardi Justine Coulidiati, la présidente du Réseau des femmes leaders médiatrices du Burkina, qui est également coordinatrice régionale de la Plateforme des femmes du G5 Sahel. Elle est actuellement à Paris pour la 2e conférence des leaders pour la Paix.

RFI : Les actions jihadistes sont devenues récurrentes dans certaines régions du Burkina Faso. Quel diagnostic faites-vous de cette implantation de l’islam radical dans certaines régions du Burkina ?

Justine Coulidiati : C’est monté à une vitesse exponentielle. Depuis la première frappe qui a eu lieu en janvier 2015 à aujourd’hui, à combien de frappes sommes-nous ? Le nombre de morts ne fait qu’augmenter et montre à quel point les auteurs de ces attaques sont en train de se professionnaliser. Le Burkina Faso est effectivement devenu le ventre mou de ces crises. C’est le pays le plus attaqué. Il faut dire que le Burkina est au milieu d’un certain nombre de pays qui vivent ces crises. Naturellement, il fallait s’attendre à ce qu’à un moment ou à un autre, nous vivions ces crises-là. Mais il faut dire aussi qu’au plan économique, la fragilité du pays a facilité les choses. La pauvreté est devenue ambiante et l’incivisme grandissant accroît les risques de radicalisation des jeunes et de recrutement par les extrémistes violents.

Pensez-vous que la contamination à laquelle on a assisté du nord vers l’est du Burkina Faso peut encore gagner du terrain et toucher d’autres régions du pays ?
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