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Art et Culture

Cinéma: le directeur d’Orange Content "très optimiste" sur "les nouveaux talents" africains

Publié le mardi 26 fevrier 2019  |  AFP
David
© Autre presse par DR
David Kessler, le Directeur d`Orange Content et Orange Studio
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Ouagadougou, Présent au 19e Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica) à Ouagadougou, le directeur d'Orange Content et Orange Studio, David Kessler, se dit "très optimiste sur l'émergence de nouveaux talents" dans le cinéma africain.

Le Mica se tient en parallèle du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Orange Studio a coproduit cinq films en compétition au Fespaco, "Desrances", "Rafiki", "Résolution", ainsi que "Le bonnet de Modibo" et Maki'la (en section Panorama) et deux séries ("Femmes au foyer" et "Le trône").

Question : Le cinéma africain semble perpétuellement en crise ?

David Kessler : "Cela fait longtemps qu'on dit que le cinéma africain va mal. Il est vrai que dans les pays d'Afrique francophone, il y a très peu de moyens.
Contrairement à l'Afrique anglophone, le cinéma en Afrique francophone s'est construit sur le modèle français, s'appuyant beaucoup sur les subventions publiques, qui font aujourd'hui défaut. Il n'y a pas assez de relais privés, pas assez d'investisseurs."

Question : Y a-t-il quand même des évolutions positives ?

D.K. : Oui, ce qui me frappe, c'est qu'il y a en Afrique beaucoup de talents, un vrai renouvellement des générations. Je vois des nouveaux comédiens, beaucoup de projets de jeunes cinéastes pour le cinéma ou des
séries TV.
Il y a encore un besoin de formation, notamment pour les comédiens. Dans les métiers techniques, on trouve des gens bien formés, et les réalisateurs sont aujourd'hui de vrais pros. Je suis très optimiste sur l'émergence de nouveaux talents."

Question : Y a-t-il un marché pour les productions africaines ?

D. K. : "Absolument, il y a un fort appétit pour les contenus locaux. Le public demande des films ou des séries faites localement et qui parlent de la vie locale, en Sénégal ou en Côte d'Ivoire par exemple. De telles productions
peuvent très bien marcher.
Les modes de diffusion évoluent. L'Afrique manque toujours de salles de cinéma, mais il y a la télévision, et des plateformes de VOD (vidéo à la demande) se mettent en place.

Evidemment les pays d'Afrique francophone ne bénéficient pas d'un marché aussi grand que le Nigeria, avec ses 200 millions d'habitants, qui a développé une véritable industrie du cinéma.

Mais il faut investir pour l'avenir dans le cinéma qui parle de l'Afrique contemporaine, même si la rentabilité n'est pas immédiate.


Propos recueillis par David ESNAULT


de/jh

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