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Efficacité de la gestion publique: les remèdes du CES

Publié le mercredi 24 octobre 2018  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par A.O
Le Conseil économique et social (CES)a clos, le 20 juillet 2015 à Ouagadougou, sa session ordinaire de l`année dont le thème a porté sur "Problématique de l’énergie au Burkina Faso"
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Le Conseil économique et social (CES) a clos sa deuxième session ordinaire de l’année, le 22 octobre 2018, à Ouagadougou. A l’issue d’un diagnostic de la gestion des dépenses publiques et de l’appareil d’Etat, les 90 conseillers ont formulé des recommandations.

La deuxième session ordinaire du Conseil économique et social débuté le 25 septembre 2018 s’est achevée le 22 octobre à Ouagadougou. Elle a permis aux 90 compétences du CES de faire l’état des lieux des dépenses publiques au Burkina Faso et leur niveau de rationalité, d’évaluer l’efficacité de l’appareil d’Etat burkinabè et d’identifier les déterminants d’une allocation efficace des ressources publiques. Selon le président du CES, Dr. Moïse Idrissa Napon, du diagnostic posé par les conseillers, il ressort que la gestion des dépenses publiques et de l’appareil d’Etat souffre des maux tels la faible fonctionnalité des inspections techniques et des conseils de discipline dans certains ministères et institutions, le laxisme dans les procédures de contrôle des dépenses publiques, une insuffisance de gestion stratégique des ressources humaines de l’Etat, le traitement inéquitable des agents de l’Etat, etc. Pour plus d’efficacité de l’intervention publique, le Conseil économique et social recommande l’effectivité du principe de sincérité budgétaire en matière de prévision des dépenses, à travers l’élaboration d’un guide méthodologique. Il préconise également la poursuite des efforts de mobilisation des ressources propres de l’Etat par l’entremise de l’élargissement de l’assiette fiscale dans des secteurs peu ou non fiscalisés à savoir l’agriculture, les ressources animales, l’artisanat d’art, l’artisanat minier, les transactions des sociétés de téléphonies mobiles. Le développement des mécanismes de participation des populations à l’élaboration du budget à travers des débats préalables et le contrôle citoyen constitue aussi une recommandation du CES. Les 90 conseillers ont par ailleurs invité le pouvoir exécutif à alléger les procédures administratives pour plus d’efficacité de l’intervention publique, à réviser la politique d’affectation et de mobilité des agents publics, à accentuer la synergie d’actions des organes de contrôle et les services déconcentrés, dans un délai de trois ans. Le CES a interpellé l’Etat sur la nécessité de relever le défi de la sécurisation du pays à travers des mesures fortes et des investissements importants dans le domaine de la sécurité et de la défense du territoire national. Dans les recommandations générales, le CES a souhaité qu’à terme, la rémunération des membres du gouvernement après leur fonction soit supprimée. Faire un examen sans complaisance de la gouvernance publique et proposer des solutions idoines pour une gestion rationnelle et efficace des ressources publiques et de l’appareil d’Etat. Tel était l’objectif assigné à la deuxième session ordinaire du Conseil économique et social tenue, sous le thème «Rationalisation des dépenses publiques et efficacité de l’appareil d’Etat : quelles solutions durables et crédibles ?».


Mahamadi SEBOGO
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