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Journée mondiale des enseignants, Edition 2018 : Message des Ministres en charge de l’Education

Publié le vendredi 5 octobre 2018  |  Service d’Information du Gouvernement
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© Autre presse par DR
Prise de contact Roch/Gouvernement remanié
Le Président du Faso a pris contact avec le gouvernement Paul Thiéba III ce jeudi 1er février à la Présidence du Faso. 9 nouveaux ministres ont fait leur entrée dans ce gouvernement dont le remaniement a été opéré mercredi nuit. photo: Stanislas Ouaro, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation
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Ouagadougou, le 04 octobre 2018

Chères enseignantes ;

Chers enseignants du Burkina Faso ;

La Journée mondiale des enseignants se tient chaque année le 5 octobre afin de célébrer le rôle essentiel que jouent les enseignant(e)s pour offrir une éducation de qualité à tous les niveaux.

Proclamée en 1994 par l’UNESCO, cette journée commémore la signature de la Recommandation OIT/UNESCO de 1966 concernant la condition du personnel enseignant.

En rappel, cette recommandation énonce les droits et devoirs des enseignants, ainsi que les normes internationales applicables dans les domaines de la formation initiale et du perfectionnement, du recrutement et de l’emploi, des conditions d’enseignement et d’étude. Ainsi, elle constitue le principal cadre de référence portant sur les droits et les responsabilités des enseignantes et des enseignants à l’échelle mondiale.

La Journée mondiale des enseignants témoigne-t-elle de la reconnaissance de l’Etat, des acteurs nationaux et des partenaires à l’égard de la contribution essentielle du personnel enseignant à l’éducation et au développement de notre pays.

C’est pourquoi, de concert avec de nombreux pays du monde, le Burkina Faso commémore ce jour 5 octobre 2018, la Journée mondiale des enseignants qui met en lumière l’importance accordée à la profession enseignante.

Chers enseignant(e)s ;

La Journée mondiale des enseignants de 2018 commémore le 21ème anniversaire de la Recommandation de l’UNESCO de 1997 concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur.

Cette Recommandation complète celle de 1966 et s’applique à l’ensemble du personnel enseignant et des chercheurs du supérieur.

Cette année, la célébration de la Journée mondiale des enseignants a pour thème «le droit à l’éducation, c’est aussi le droit à un personnel enseignant qualifié». Ce thème a été choisi pour marquer le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948) qui inscrit l’éducation comme un droit fondamental qui ne peut être réalisé sans enseignants qualifiés.

L’édition de 2018 fait écho de la Journée mondiale des enseignants de 2015 qui a suivi l’adoption des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) en septembre 2015. Il a alors été réaffirmé que l’autonomisation des enseignants constitue une priorité majeure dans toutes les stratégies d’éducation et de développement. Cette autonomisation ne peut être une réalité que si les droits des enseignants sont reconnus par tous et qu’un environnement propice à la jouissance de ces droits est créé à tous les niveaux.

Une éducation de qualité apporte l’espoir et la promesse d’un meilleur niveau de vie. Il n’existe aucun fondement plus solide pour une paix et un développement durable qu’une éducation de qualité dispensée par des enseignants bien formés, valorisés et motivés.

Aussi, à l’occasion de cette journée solennelle, les ministres en charge de l’éducation, par ma voix, vous adressent-ils leurs vives félicitations pour les résultats engrangés au titre de l’année scolaire et universitaire écoulée et vous encouragent dans cette quête permanente de l’excellence tout au long de la nouvelle année.

Chers Enseignant(e)s ;

Les mécanismes de responsabilisation externes, de même que le contrôle et l’imposition de méthodes et programmes pédagogiques scénarisés et encouragés par de nombreux partisans de la privatisation, ne cessent de discréditer le statut de la profession enseignante.

Dans de nombreux pays, et particulièrement au Burkina Faso, les conditions de travail des enseignant(e)s sont assez difficiles. Si les conflits, le terrorisme, l’incivisme persistant, l’extrémisme violent ou l’ingérence politique, etc., mettent la vie des enseignant(e)s en danger, ils entravent également leur autonomie professionnelle et leur liberté d’enseigner. Est-il besoin de rappeler que notre pays fait face à l’hydre terroriste et que notre administration, y compris l’école, est confrontée à cette menace dans les régions du Sahel et de l’Est ?

En s’attaquant lâchement à l’école, ce sanctuaire laïc du savoir et du futur, c’est non seulement à la liberté d’enseigner qu’ils s’attaquent, mais aussi à notre liberté et à notre avenir. Je voudrais ici saluer la résilience des communautés du Sahel, de l’Est et notamment des enseignants, qui ont refusé de reculer devant la logique de la terreur.

Cette tendance négative doit être inversée. Les gouvernements et les employeurs ont le devoir de veiller à ce que les enseignant(e)s soient autonomisé(e)s, valorisé(e)s, honoré(e)s et respecté(e)s. La valorisation des enseignant(e)s, des chercheurs ainsi que de l’ensemble du personnel de l’éducation devrait entre autres impliquer la mobilisation de ressources suffisantes, l’instauration de conditions de travail décentes, d’environnements de travail sûrs et sains, de la confiance, d’une autonomie professionnelle, de la collégialité, de la liberté académique ou encore l’assurance d’un développement professionnel décent basée sur des formations initiales et continues soutenues et de haute qualité. Le Gouvernement du Burkina Faso en a déjà pris conscience et a entrepris des actions pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants du Burkina Faso.

Aujourd’hui, le monde a davantage besoin d’enseignantes et d’enseignants plus valorisés, motivés et outillés dans la chaine de la communication de développement. Les enseignant(e)s sont et restent les piliers d’un enseignement de qualité, lui-même gage de l’édification d’une société saine et démocratique.

Chers collègues ;

La force d’un système éducatif, c’est d’abord les ressources humaines en quantité et surtout en qualité. C’est dans ce contexte que plusieurs actions ont été entreprises par le Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation ainsi que le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation pour la formation des enseignantes et enseignants, notamment dans les Ecoles nationale des Enseignants du Primaire (ENEP), à l’Institut des Sciences (IDS) et à l’Ecole normale supérieure de l’Université Norbert Zongo.

Aussi, notre politique globale en matière d’éducation met clairement en exergue le fait que les enseignantes et les enseignants travaillant à tous les niveaux du secteur devraient être qualifié(e)s et surtout recevoir une formation appropriée, qui garantissent la qualité de l’enseignement sous tous ses aspects.

L’environnement d’enseignement et d’apprentissage actuellement marqué par le terrorisme et l’insécurité doit être repensé de manière à pouvoir soutenir les enseignants et les autres personnels de l’éducation dans leurs différentes missions.

A ce titre, la mise en œuvre du Plan d’Urgence pour le Sahel, les mesures entreprises pour sécuriser les écoles et renforcer leurs capacités de résilience à travers l’approche SAFE SCHOOL, la prise en charge psychosociale des personnes affectées par les actes terroristes et la stratégie de développement de l’éducation dans les zones affectées par l’insécurité participent de cette volonté du Gouvernement d’aménager un environnement propice aux activités d’enseignement-apprentissage dans toutes les localités du Burkina Faso.

Chèr(e)s Enseignant(e)s du Burkina Faso ;

Mesdames et messieurs ;

Je voudrais particulièrement rendre un vibrant hommage aux enseignants qui nous ont quittés pour une retraite bien méritée après une vie entièrement consacrée à la formation des jeunes générations. J’ai aussi une pensée pieuse pour ceux qui ont été rappelés à Dieu cette année. La Nation reconnaissante ne les oubliera jamais car ils continuent de vivre dans la mémoire des hommes et des femmes qu’ils ont formés.

Les ministres en charge de l’éducation, par ma voix réitèrent une fois de plus, au nom du Gouvernement du Burkina Faso, leurs encouragements à tous les acteurs de l’éducation et leur souhaitent une bonne et fructueuse année scolaire et universitaire 2018-2019.

Bonne fête à toutes et à tous !

Vive le métier d’enseignant !

Je vous remercie !
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