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Burkina: huit soldats tués par une nouvelle explosion d’un engin artisanal

Publié le mercredi 26 septembre 2018  |  AFP
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© AFP par Sia Kambou
Des soldats burkinabè à Ouagadougou, le 22 septembre 2015.
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Huit soldats burkinabè ont été tués mercredi par une nouvelle explosion d'une mine artisanale dans le Nord, deux jours après la mort de trois gendarmes et l'enlèvement de deux expatriés et leur chauffeur

"Je viens d'apprendre que huit soldats burkinabè ont trouvé la mort après que leur véhicule a sauté sur une mine artisanale déposée par les ennemis de notre peuple" a déclaré le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

"Le véhicule de tête d'un convoi militaire, au départ de Baraboulé pour Djibo, a sauté sur un engin explosif artisanal (IED)" a expliqué à l'AFP une source sécuritaire.

L'explosion s'est produite "au sortir d'un pont" dans cette région du nord du Burkina Faso. Ce pays sahélien pauvre frontalier du Mali instable et du Niger est confronté depuis trois ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

M. Kaboré a adressé ses "condoléances les plus attristées aux Forces de défense et de sécurité, aux familles et proches des victimes", soulignant que ces "attaques lâches et horribles n'entameront jamais notre commune détermination à défendre l'intégrité du territoire national, à rétablir la paix et la sécurité pour le bonheur et la prospérité du peuple burkinabè".

Ces attaques interviennent moins d'une semaine après la mort de trois gendarmes, tués dimanche dans un accrochage avec des individus armés près d'Inata, dans la même province du Soum, où trois employés d'une mine d'or - un Indien, un Sud-Africain, un Burkinabé - ont été enlevés.

- Plus de 100 morts -

De nombreuses attaques et explosions d'engins artisanaux (IED) visant les forces de l'ordre se sont produites ces derniers mois dans la région de l'Est.

Le 28 août, sept membres des forces de l'ordre ont été tués dans l'explosion d'un engin artisanal à l'est du Burkina Faso. Leur véhicule avait sauté à une trentaine de km de Fada N'Gourma (chef-lieu de la région de l'Est) sur un engin explosif artisanal, un type d'arme très utilisé au Mali ainsi qu'en Syrie, Irak et Afghanistan, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N'Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d'être
attaqué.

Le drame est intervenu après celui de la mi-août, à l'issue duquel six personnes avaient été tuées dans des circonstances similaires dans cette même
région.

Le président burkinabè a promis le 8 septembre de nouvelles "dispositions sécuritaires" pour "éradiquer le fléau du terrorisme", après une série d'attaques dans l'Est du pays qui a fait une vingtaine de morts en un mois.

Ces derniers mois, plusieurs centaines de personnes ont été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d'opérations de ratissage dans les régions de l'Est et du Nord, en proie à des attaques jihadistes. La capitale, Ouagadougou, a été frappée par trois attaques en deux ans, qui ont fait au total près de 60 morts. La dernière, particulièrement spectaculaire, s'est produite en mars, visant l'état-major des armées et l'ambassade de France. Pour la première, les assaillants ont utilisé une voiture piégée.

Mais c'est dans le nord du pays que la situation est la plus préoccupante. Un bilan officiel avait fait état fin avril de 133 morts au cours de 80 attaques en trois ans dans cette région, visant particulièrement les représentants de l'Etat. Des centaines d'écoles y sont fermées, ainsi que des mairies.


ab/ck/pgf/jpc

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