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Procès:le pilote-moto nie avoir convoyé une patrouille à la place de la Nation

Publié le jeudi 23 aout 2018  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
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L’audience des accusés du putsch manqué de 2015 s’est poursuivie ce mercredi 22 août 2018, avec à la barre, les sergents, Zoubélé Jean Martial Ouédraogo et Siénimi Médard Boué, tous les deux de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres et coups et blessures, le sergent Zoubélé Jean Martial Ouédraogo a comparu à la barre ce mercredi 22 août 2018. Dans la relation des faits, l’accusé de 30 ans, a expliqué que le 16 septembre 2015, il était à son poste au Conseil de l’entente. «J’ai reçu la visite du sergent Justin Bako. Aux environs de 14h 30 mn. Celui-ci a reçu un appel d’un civil l’informant qu’il y avait une attaque à la Présidence du Faso. Au moment où je m’apprêtais à vérifier l’information, mon supérieur hiérarchique m’a interpellé et m’a sommé de rejoindre le camp Naaba Koom II car il y avait une situation qui prévalait», a-t-il souligné. Le prévenu s’est mis en tenue militaire et a rejoint ses frères d’armes au rassemblement. A la rencontre, il a été désigné par l’adjudant Kini pour aller renforcer la sécurité du ministère de la Défense et des Anciens combattants. «Etant un pilote-moto, j’ai fait la ronde jusqu’à une heure tardive et je suis rentré au camp», a-t-il ajouté. Le 17 septembre 2015 vers 7h30, alors qu’il partait au carré d’armes pour assister au rassemblement du jour, l’adjudant Gislain Alioun Korgo lui a ordonné d’aller «identifier» ses frères d’armes qui se seraient rendus à la place de la Nation car bon nombre n’étaient pas aux réunions. «Alors, je suis allé en compagnie du caporal Saidou Lankoandé. 30 mn après, j’ai été rappelé par mon supérieur et je suis rentré au camp. J’y suis resté jusqu’au 26 septembre 2015 et le 27 au matin, j’ai rejoint mon lieu d’affectation», a précisé l’accusé. Ces faits relatés sont en contradiction avec ceux contenus dans le procès-verbal lors de l’interrogatoire du prévenu. En effet, selon le parquet militaire, l’accusé a affirmé être le pilote-moto qui a ouvert la voie à une patrouille qui se rendait à la place de la Nation. A ces propos, le sergent Zoubélé Jean Martial Ouédraogo a indiqué qu’il y a eu une incompréhension de la part du juge d’instruction. «Sinon, j’ai juste expliqué au juge les attributions d’un pilote-moto», a-t-il relevé.

Une nouvelle version des faits

Mais comment un adjoint au chef de la cellule-vivres de l’intendance au Groupement d’achat militaire (GAM) s’est-il retrouvé à renforcer le poste de garde du ministère de la Défense et à convoyer une patrouille en ville ?, s’est interrogé le parquet militaire. Et à l’accusé de répondre qu’il est avant tout un militaire, parachutiste, pilote-moto. «Pour des missions qui demandent un effectif assez important, il peut arriver que des agents de mon service en fasse partie, au cas où il y a manque de personnel», a noté le prévenu. Alors, le procureur militaire lui a demandé de bien vouloir citer un exemple de mission pour laquelle il a été sollicité. Sur ce point, Martial Ouédraogo n’a donné aucune réponse. «Son silence montre qu’il y a des contradictions dans ses propos», a estimé le procureur militaire Alioun Zanré. Pour défendre sa cause, l’accusé a soutenu n’avoir jamais su qu’il y avait un coup d’Etat au Burkina Faso au moment de ces missions. «C’est après le 17 septembre, à la télévision que j’ai su, à travers les communiqués lus par le colonel Bamba, qu’il y a avait un couvre-feu et un putsch», a-t-il renchéri. Pour l’avocat de l’accusé, M. Lassané Daboné, il n’y aucune preuve qui montre que son client a aidé ou assisté les auteurs à perpétrer le coup d’Etat. «Le sergent n’a pas eu connaissance du coup d’Etat, si ce n’est après avoir effectué ces deux missions. Quand il a su, il n’a plus posé d’acte. Alors on ne peut pas l’accuser de complicité. Alors, les deux autres chefs d’accusation ne tiennent plus», a-t-il insisté.

A la suite du sergent, c’était au tour du caporal Léonce Sow de passer à la barre. En mission et pour des raisons de programmation de vol, celui-ci a raté son avion et rentrera le samedi. Le ministère public a donc demandé qu’on renvoie son interrogatoire au lundi 27 août 2018 ; ce qui a été fait. Alors place a été donnée au sergent, Siénimi Médard Boué qui a comparu dans l’après-midi du mercredi 22 août 2018.
Mais avant de commencer l’audience du jour, le président du tribunal a donné le nom des accusés sur la liste suivante. Il agit du lieutenant Boureima Zagré, du sergent Lamoussa Badoun, du sergent Hamidou Pagbelem, du soldat de 1re classe Adama Kaboré et du capitaine Soumaila Diessongo.


Fleur BIRBA
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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