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Le CIFDHA forme des jeunes pour vaincre les mutilation génitales féminines

Publié le mercredi 15 aout 2018  |  AIB
Conférence
© Autre presse par D.R
Conférence de presse du CIFDHA
Les premiers responsables du Centre d`information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) pour officiliaser son statut d`observateur auprès de la Cour africaine des droits de l`homme et des peuples (CADHP)
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Ouagadougou - Le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) veut venir à bout de certaines pratiques traditionnelles néfastes à l’encontre des femmes, c’est l’objectif de la 8esession des universités d’été des droits humains du centre, ouverte hier.

«Cette rencontre est l’occasion de mobiliser les jeunes autour de la lutte contre les pratiques traditionnelles ayant des conséquences négatives pour les femmes, conformément aux cibles 5.1 à 5.3 de l’Objectif de développement durable (ODD5)», a déclaré Urbain Yaméogo, président du CIFDHA.

Durant une semaine 18 jeunes issus de 8 pays d’Afrique de l’Ouest seront formés autour du thème«l’engagement des jeunes dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes et préjudiciables aux femmes en Afrique de l’Ouest».


Selon M. Yaméogo, il s’agira de renforcer les connaissances et les capacités d’actions des jeunes et de les accompagner dans la conception et la mise en œuvre de projets concrets.


Il a rappelé des situations malheureuses vécues au Burkina Faso, plus précisément à Garango, dans le Centre-Est, où la population a libéré, de la gendarmerie, des femmes appréhendées en flagrant délit d’excision qui y étaient incarcérées.

Selon lui, c’est un cas illustratif d’une inconscience des populations sur les conséquences de ce type de pratique.

«Ces pratiques dépassent nos frontières. Si cette lutte se limite uniquement au Burkina Faso, nous manquerons nos objectifs», a-t-il affirmé.

Pour la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, coprésidente de la cérémonie d’ouverture, cette session vient renforcer la position du gouvernement dans la lutte pour le bien-être des filles et des femmes au Burkina Faso.

«Nous sommes convaincus que la société civile est notre partenaire dans la lutte contre les mauvaises pratiques traditionnelles», a-t-elle souligné.

Et de poursuivre: «Nous avons une législation bien établie, le nouveau code pénal a été adopté et le code des personnes et la famille est en relecture. Il y a aussi la loi sur le quota genre qui est en train d’être revisitée».

Cette formation des jeunes de l’Afrique de l’ouest francophone prendra fin le 20 août prochain.

bb-fo/bl
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