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Roch candidat en 2020 : Avis aux challengers : le bal de Kosyam est ouvert

Publié le lundi 25 juin 2018  |  Aujourd8.net
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© AFP par Dominick Reuter
Le président burkinabé Roch Marc Christian Kabore s`exprime lors de l`assemblée générale de l`ONU à New York le 22 septembre 2016.
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Que retenir de la déclinaison de Roch sur la situation socio-politico-économique du Burkina Faso, 2 ans et demi avant la mise en jeu de son mandat kosyamien ?

Côté forme : le nombre réduit de journalistes, 3 au lieu de 8 comme ce fut le cas en décembre 2016 aura permis aux confrères d’avoir un spectre assez large pour les questions. Ensuite, le phrasé présidentiel est resté le même que dans son quotidien. En tous les cas, le président du Faso n’a jamais craint un face-à-face médiatique. Quid au fond ?

Conjoncture nationale oblige, les grèves revolving au MINEFID ont été la mise en bouche pimentée de cet entretien, le président du Faso reste confiant au dialogue et regrette que la CS-MEF se claquemure dans une sorte de monologue.

Sauf qu’à la rencontre initiée par le Médiateur, aucun représentant du MINEFID n’y était. Ça frisait le mépris ! Au demeurant, les deux points querellés, la sécurisation du fonds commun et le check off ne sont pas des questions tabou. La capacité du Budget à supporter ce FC est une problématique lancinante qui nécessitait qu’on revoit ces fonds.

Quant à la croyance selon laquelle, la MINEFID Rosine Coulibaly/Sori serait seule à ‘’guerroyer’’ contre les grévistes, Roch la balaie de la main car, cette situation est un dossier gouvernemental et il n’y a pas de personnalisation qui tienne. «Levez votre mot d’ordre de grève afin qu’on puisse discuter», a répété deux fois Roch, pour ajouter plus loin que face à l’incivisme, «la loi dans toute sa rigueur sera appliquée».

Sécurité, délestages SONABEL, … ont été entre autres, des questions abordées. Mais l’exergue «la Loi me permet et je serai candidat en 2020» n’aura échappé à personne. Pour ceux qui en doutaient, arguant que la façon dont il gouverne, prouve peut-être qu’il ne veut pas d’une seconde levée ont tout faux.

Capitaine Sourcouf ou Magellan, c’est selon, Roch tient donc à un second bail pour valider le premier qui aura été celui de la sueur, du sang et des larmes pour paraphraser Churchill. Avis aux candidats : le bal de Kosyam est ouvert. Attention toutefois à l’essoufflement, 2020 c’est si près et si loin !

Zowenmanogo ZOUNGRANA
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