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Réseaux sociaux : Un canal qui dégrade l’image de la femme

Publié le mercredi 28 mars 2018  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
Les réseaux sociaux
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Les jeunes utilisent « mal » les réseaux sociaux tels facebook, Whatsapp, Instagram…Dans ces réseaux, y circulent des images qui dégradent l’image et l’intégrité de la femme. L’ambassade du Canada au Burkina Faso a décidé de s’attaquer à la pratique, en sensibilisant la jeunesse à « l’usage des medias sociaux respectueux des droits de la femme ». C’était le jeudi 22 mars 2018, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la francophonie.

Sur les réseaux sociaux, très souvent, on rencontre des photos où les intéressées sont de profil, nues ou peu désirables. Des images intimes publiées par les intéressées ou par des tierces. Tout cela juste pour des «like » ou « j’aime ». Aussi, sur ces médias, des vidéos pornographiques y circulent. Ces images, pour la majorité, seule le visage de la femme est identifiable, puisque c’est l’homme qui filme la scène. C’est une pratique interplanétaire. Et le ‘’pays des Hommes intègres’’ n’est pas en reste, avec des acteurs « made in » Burkina Faso. Dans l’histoire du pays, on compte la publication de deux "vidéos pornographiques" des élèves du Lycée Aboubacar Sangoulé Lamizana et de Bangr-nooma en 2008, dont les auteurs seraient des élèves des établissements secondaires de Ouagadougou. Les cas récents sont ceux de l’artiste-musicienne, Adja divine, le 23 mai 2017, et du « viol collectif » de la lycéenne, le chantage orchestré sur l’artiste- musicienne Amity Meria… Dans toutes ces publications, c’est la femme qui est visée, plutôt son intimité. Et les auteurs, pour la plupart, sont des garçons. Cette pratique qui prend de plus en plus de l’ampleur dans nos contrées, n’honorent pas la femme, mère de l’humanité. Elles dégradent son image, sa dignité, et au- delà, les valeurs morales de la société. Des voix s’élèvent au niveau national pour condamner ces agissements. Ce combat est partagé par le Canada. A travers sa représentation diplomatique au Burkina Faso, ce pays interpelle et sensibilise la jeunesse. L’une de ses activités s’est déroulée dans l’après-midi du jeudi 22 mars 2018 à travers des panels suivis d’échanges, au profit des élèves des lycées et collèges de Ouagadougou. L’ambassade a réuni ces scolaires autour du thème « Usage des médias sociaux respectueux des droits de la femme ». Aux scolaires, « fervents » utilisateurs des réseaux sociaux, le diplomate canadien, Edmond R. Dejon Wéga, a indiqué que les réseaux sociaux sont des outils remarquables qui peuvent servir à véhiculer des messages positifs comme négatifs. Pour ce faire, il les a invités à toujours se demander si leurs publications contribuent à améliorer, à promouvoir des valeurs de paix, d’inclusion, de respect des droits de l’homme. C’est pourquoi, à l’occasion, de la célébration de la Journée internationale de la francophonie, l’occasion a été mise à profit pour mieux débattre de la question autour d’une table- ronde. Elle a été animée par cinq panélistes, tous experts dans le domaine des technologies de la communication et de la promotion des droits de la personne.


Observer de bonnes attitudes sur la toile


Le directeur de l’expertise technique et du contrôle de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Maxime Da, a exhorté les jeunes à toujours observer de bonnes attitudes sur la toile. Pour lui, les états émotionnels sont à bannir, de même que les images intimes. Il a aussi attiré l’attention des jeunes, surtout les filles à ne pas publier des images intimes. Il a cité le cas, de la photo d’une jeune fille en tenue de bain, prise en piscine et qui a été retrouvée sur un site pornographique. La ministre en charge de l’économique numérique, l’une des panélistes, Hadja Fatimata Ouattara, a salué l’initiative de la représentation canadienne. Elle a soutenu que pour les jeunes, Internet se résume à facebook et à Whatsapp. D’où la nécessité d’intensifier la sensibilisation à une exploitation saine de ces médias. Après les communications, place aux échanges avec les élèves. Ils ont tous reconnu l’usage détourné des médias sociaux. Séni Bintou, élève en clase de 1ère au Goupe scolaire Saint -Viateur, se dit désormais prête à prendre le relais auprès de ses camardes, afin qu’elles s’abstiennent de publier leurs images et de s’exhiber sur le net.


Mariam OUEDRAOGO
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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