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Lacina, 30 ans, sept ans à l’université de Ouagadougou et toujours aucun diplôme
Publié le lundi 12 fevrier 2018  |  Le Monde
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© aOuaga.com par A.O
Le président Français Emmanuel Macron à tenu son discours sur sa vision pour l`Afrique à l`Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou ce matin
Malgré les agitations des étudiants le président Macron a donné son discours sur sa vision sur l`Afrique ce matin à l`Université PR Joseph KI -ZERBO de Ouagadougou




Géomorphologie, cristallographie, géochimie… Concentré, Lacina Bafiogo, 30 ans, mémorise le schéma résumant les liens entre les différentes sciences. Ses cours sont soignés, mais les révisions pas vraiment acharnées. Cet étudiant en sciences de la vie et de la Terre à Ouaga 1, la plus grande université du Burkina Faso, est pourtant en pleine période d’examen. Mais il a tout son temps. « Je n’ai pas eu cours depuis juillet 2017 », explique-t-il. Voilà sept ans que Lacina Bafiogo est entré à l’université. Depuis, il se bat pour terminer sa licence. « Tout ça, c’est à cause du chevauchement des années universitaires », dénonce-t-il.
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Ce problème, qui gangrène le système universitaire burkinabé depuis plus de quinze ans, est un casse-tête aux causes multiples qui, d’année en année, s’aggrave à mesure que les effectifs d’étudiants augmentent. Un cercle vicieux que les autorités peinent à rompre et qui fait qu’au sein d’une même année universitaire, plusieurs promotions se chevauchent : quand les nouveaux inscrits en licence 1 font leur rentrée, la promotion précédente n’a toujours pas terminé son année.

« Les nouveaux vont pouvoir commencer les cours, mais pour passer leurs examens, ils devront attendre que la promotion précédente ait eu ses résultats », explique Lacina Bafiogo. Si bien que les étudiants qui parviennent à passer leur licence en six ans s’estiment heureux. « On prend les années pour des semestres. Personne n’y comprend plus rien. Certains étudiants ne savent même plus en quelle année ils sont ! », poursuit l’étudiant.
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