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Etats généraux de la Jeunesse: diagnostiquer les maux qui entravent l’épanouissement des jeunes
Publié le jeudi 16 novembre 2017  |  FasoZine




En vue de définir de nouvelles approches pour une meilleure contribution de la jeunesse au renouveau politique, économique et social du Burkina Faso, le ministère de la Jeunesse, de la formation et de l'Insertion professionnelle, organise du 15 au 18 novembre 2017 à Ouagadougou, les Etats généraux de la Jeunesse. Les jeunes venus des 45 provinces du pays vont identifier les problèmes auxquels ils sont confrontés et feront aussi des propositions de solutions qu’ils soumettront aux dirigeants. La cérémonie d’ouverture est intervenue dans l’après-midi de ce mercredi 15 novembre 2017 dans la salle des Banquets de Ouaga 2000.
Tracer les sillons pour un renouveau politique au Burkina Faso, c’est la mission assignée à ces jeunes venus des 4 coins du Burkina et de la diaspora pour prendre part à ce premier rendez post insurrection entre les jeunes et les décideurs. «Quelle gouvernance pour une contribution optimale de la jeunesse au renouveau politique, économique et sociale du Burkina Faso?», c’est sous ce thème général que plus de 500 jeunes vont diagnostiquer les maux qui entravent l’épanouissement des jeunes du Burkina Faso.

Selon le chef du gouvernement burkinabè, Paul Kaba Thiéba, la tenue et la réussite de ces Etats généraux constituent sans conteste pour le Burkina un challenge : «Qu’il me soit permis d’inviter l’ensemble des acteurs à s’animer d’un désir profond de prendre une part utile à la nécessaire recherche des voies et moyens pour que triomphent les vertus du dialogue constructif. Pour y arriver, il faut éviter que les Etats généraux de la Jeunesse ne soient compris, ni comme une conférence nationale souveraine, ni comme un tribunal, mais, comme un cadre de réflexion et de partage d’idées et de recherche aux problèmes à résoudre. Il faut partir du principe que la convocation des Etats généraux de la Jeunesse ne présume pas que la Jeunesse est un problème mais, que la nécessité de ces Etats généraux résulte d’un impératif de débat national, participatif et citoyen face au constat des multiples malaises de la société globale sans exclure une catharsis de la jeunesse elle-même».

Et pour le ministre en charge de la Jeunesse, Smaïla Ouédraogo, par ailleurs président du comité d’organisation, ces moments d’introspections collectives sont importants pour un renouveau du pays : «Nous allons apporter des thématiques qui vont de la formation professionnelle parce que c’est encore une problématique très importante, de l’accès physique c’est-à-dire qu’il faut avoir plus de possibilité d’avoir accès géographiquement au centre de formation professionnel. A cela s’ajoute l’accès financier par ce qu’on sait que l’accès financier cause un problème car, le coût de la formation professionnelle reste toujours élevé alors que la politique actuelle du gouvernement c’est de faire en sorte que nous inversons la tendance pour avoir plus de professionnels et moins de généralistes car l’expérience à montrer que beaucoup de généralistes égal à beaucoup de chômage».

La coordonnatrice résidente du système des Nations unies, Metsi Makhetha, a fait savoir que le gouvernement, la jeunesse et le peuple burkinabè peuvent compter sur l’appui multiforme des agences, fonds et programmes des Nations unies car, ces appuis pourront inclure le partage d’expériences enrichissantes et adaptables dans les domaines des programmes de formation pour outiller les jeunes à l’utilisation des technologies modernes pour tirer profit du potentiel de l’économie numérique et de la participation des jeunes à la création des conditions d’une paix durable.

Les jeunes doivent être perçus comme une force qui impulse le développement économique et social d’un pays, a martelé Mamoudou Ouédraogo, représentant des jeunes. Il a aussi réaffirmé le soutien des jeunes à la mise en œuvre des politiques gouvernementales.

Durant ces quatre jours de réflexions, les participants vont échanger via 3 caucus et 5 panels constitués de 15 sous-thèmes animés par 18 conférenciers. Les participants vont aussi faire des recommandations au gouvernement à l’issue de la présente session
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