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Le Burkina Faso présente à Genève les mesures prises pour l’épanouissement des femmes
Publié le jeudi 26 octobre 2017  |  Xinhua
8-Mars
© aOuaga.com par G.S
8-Mars : le comité d`organisation face à la presse
Mardi 28 février 2017. Ouagadougou. Le comité national d`organisation de la célébration du 8-Mars, Journée internationale de la femme, a animé une conférence de presse sur les préparatifs de ladite journée. Photo : Laure Zongo/Hien, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille




Lors de l'examen mardi de son rapport devant le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes à Genève, le Burkina Faso a insisté sur les mesures qu'il a prises pour améliorer la situation économique et sociale des femmes.
En 2015, les femmes étaient propriétaires de 1.830 des 8.561 entreprises enregistrées dans le pays, a indiqué la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille du Burkina Faso, Laure Zongo Hien.
Elle a ainsi décliné les contours de leur Programme national de développement économique et social. Un programme qui ambitionne de porter la proportion de femmes entrepreneurs de 21% en 2015 à 50% d'ici 2020, dans le cadre d'une stratégie nationale de promotion de l'entreprenariat féminin. Il vise aussi à promouvoir le développement économique des femmes, en appuyant par exemple 500 femmes du milieu rural pour l'acquisition d'intrants agricole en 2017. De plus, une opération visant à appuyer les femmes pour la formalisation de leurs entreprises est en cours.
L'Etat a aussi consenti des efforts visant à faciliter l'accès des femmes rurales au crédit, à la santé, à l'eau, à l'assainissement, à la terre et aux instances de prises de décision. Dans le domaine de l'agriculture par exemple, la décision gouvernementale en 2015 d'octroyer au moins 30% de superficies aménagées aux femmes a permis à 45% des bénéficiaires d'aménager de nouvelles exploitations dans les bas-fonds, de même que 39% au titre des aménagements de périmètres en 2016.
En mettant en avant ces projets, Ouagadougou entend montrer les efforts entrepris pour mettre en œuvre la Convention et pour améliorer la situation de la femme sur le terrain. A cet égard, le Burkina Faso rappelle qu'il est le deuxième pays en Afrique après l'Ouganda à avoir mené une étude spécifique sur la mesure des institutions sociales discriminatoires qui a permis d'inscrire dans le portail de ses indicateurs l'indice Social Institution Gender Index (SIGI).
C'est dans ce contexte que la ministre du Burkina Faso a souligné aussi l'action volontariste qui est menée dans son pays pour favoriser la participation de la femme à la vie politique. Elle a précisé que Ouagadougou compte sept femmes sur 29 ministres du gouvernement, 15 femmes sur 127 députés, sept ambassadeurs femmes sur trente-deux et quatre femmes sur les 13 gouverneurs de région.
Au cours des débats, la délégation a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité s'agissant, notamment, du calendrier des réformes, de la situation des réfugiés, de la prise en charge des victimes de violence, de la participation et de la représentation des femmes, des talibés, de la prostitution, des mariages précoces, des mutilations génitales féminines, de l'accès des femmes à la terre et aux crédits, ou encore des conditions de vie en détention.
En conclusion, Mme Zongo Hien a toutefois reconnu que des contraintes économiques, financières et politiques -en l'occurrence la pauvreté, l'analphabétisme, l'insuffisance des ressources financières et matérielles- constituent toujours des facteurs qui inhibent la réalisation des droits contenus dans la Convention.
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