Les transporteurs burkinabè, à l’appel de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), ont entamé ce vendredi un mouvement de grève dans les deux principales villes du pays, notamment Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Selon le secrétaire général de l’UCRB, Ibrahim Rabo, qui s’est prononcé sur le sujet sur certains médias de la capitale burkinabè, «ce mouvement a pour but de montrer le mécontentement des chauffeurs suite à un incident survenu dans la ville de Tenkodogo».
Un incident est survenu mardi dernier, à l’entrée de la ville de Tenkodogo (capitale de la région de Centre-est du Burkina), entre des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des chauffeurs routiers.
Les premiers (FDS) auraient bastonné et gazé à l’aide de gaz lacrymogènes les seconds (transports), occasionnant des blessés parmi eux.
En effet, le mardi 1er août, les chauffeurs avaient bloqué le trafic routier sur la Route nationale n°16, à Tenkodogo, pour protester contre la reprise du paiement des taxes de redevance, une mesure prise par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Les choses ont dégénéré lorsque les FDS sont intervenus pour rétablir l’ordre.
L’annonce, jeudi dans la soirée, de cet arrêt de travail des transporteurs routiers a créé la psychose dans la capitale burkinabè et certaines stations d’essence ont été prises d’assaut par les Ouagavillois qui se ravitaillent en carburant ou préparent une réserve conséquente pour parer à toute éventualité.