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Appui de l’Union européenne au PNDES
Publié le mercredi 1 mars 2017  |  Sidwaya
Appui
© aOuaga.com par A.O
Appui budgétaire : l`Union européenne débloque près de 77 milliards de F CFA pour le Burkina
Lundi 27 février 2017. Ouagadougou. Primature. Le directeur général de la coopération internationale et du développement de la commission européenne, Stefano Manservisi, a signé, au cours d`une audience avec le Premier ministre Paul Kaba Thièba, ’un accord de financement sous forme d’appui budgétaire d’une valeur de 117 millions d’euros, soit environ 77 milliards de F CFA au profit du Burkina




Les promesses de financement du Plan national de développement économique et social par l’Union européenne se sont concrétisées, en partie, par la signature d’un don de 76,74 milliards de F CFA, le lundi 27 février 2017 à Ouagadougou. Cette enveloppe va financer le programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’agriculture durable et à la résilience au Burkina Faso.

Le directeur général de la coopération internationale et le développement de la commission de l’Union européenne, Stéfano Manservisi, et la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, ont signé l’accord de financement du programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnel, à l’agriculture et à la résilience au Burkina Faso (PANASAD). D’un montant de 117 millions d’euros, soit environ 76, 74 milliards de FCFA, ce don s’inscrit dans un secteur traditionnel de la coopération multilatérale avec le « Pays des Hommes intègres ». En effet le PANASAD vise à réduire la pauvreté à travers un accent particulier sur la lutte contre la malnutrition chronique, durant la période 2017-2020. De façon spécifique, le programme vise à améliorer les capacités financières du gouvernement pour la réalisation des objectifs de la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes et de politiques dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et celui de l’agriculture durable. Le dernier volet du PANASAD consiste à soutenir le gouvernement pour répondre aux besoins essentiels des burkinabè pour un accès à une nourriture de qualité en quantité suffisante, la prévention de la malnutrition, l’amélioration des revenus et la résilience des ménages vulnérables face aux chocs climatiques, entre autres. Pour cela, le programme entend favoriser l’irrigation et le petit élevage et renforcer l’agriculture familiale. Il prévoit également d’appuyer la gestion des stocks alimentaires et d’information sur la nutrition.

Annonce d’une hausse des engagements de l’UE

Pour le directeur général de la coopération internationale et le développement de la commission de l’Union européenne, cet accord de financement est le signe que la coopération avec le Burkina Faso se porte très bien. D’ailleurs, il a annoncé que l’UE va actionner d’autres leviers pour débloquer plus que les 800 millions d’euros annoncés lors de la conférence des bailleurs de fonds à Paris, en décembre passé. Cet enthousiasme est partagé par la ministre en charge de l’économie, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori. Le PANASAD s’inscrit dans le cadre du 11e Fonds européen de développement qui couvre la période 2014-2020.
La signature de la convention de financement du programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’agriculture durable et à la résilience au Burkina Faso a eu lieu en marge d’une séance de travail entre la délégation de l’Union européenne et le gouvernement burkinabè. Cette séance, présidée par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, a permis de passer en revue la coopération multilatérale avec l’UE et d’envisager les nouvelles perspectives. « La revue de la coopération multilatérale est satisfaisante, puisque 85% des fonds sont déjà engagés », a déclaré la ministre en charge de l’économie. Pour ce qui est des perspectives, les deux parties ont convenu d’intensifier leur coopération dans des domaines comme l’accès à l’énergie, la question du genre, la santé de la reproduction, y compris la question démographique et la culture, selon Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori.
« Nous avons trouvé qu’il est important de prendre la culture comme un secteur de développement », a-t-elle insisté.


Nadège YE
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