La demande de liberté provisoire du général Djibrill Bassolé, détenu dans le cadre du putsch manqué de l’ex RSP, a été rejetée ce vendredi lors d’une audience solennelle par la Cour de cassation.
La Cour a bien jugé cette demande de mise en liberté provisoire recevable dans la forme, mais la rejette dans le fond. Elle a aussi mis les dépens à la charge de Djibrill Bassolé. Le 10 août dernier, la Cour a examiné le recours introduit par les avocats de Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré soupçonné de collusion avec les putschistes de l’ex Régiment de sécurité présidentielle.
Un des avocats de M. Bassolé, Me Dieudonné Bonkougou, explique que ce qui était demandé aux juges suprêmes, «C’est de constater que, dans la manière de traiter le dossier tant par le juge d’instruction [en termes de respect des délais, NDLR] que par la Chambre de contrôle [dans sa manière d’apprécier le recours contre la décision du juge d’instruction], différents textes ont été violés».
Ce n’étais pas la mise en liberté provisoire qui était directement demandé, précise-t-il, ajoutant cependant que si la Cour «avait estimé que nos actions étaient bien fondées, ça nous permettait d’espérer la mise en liberté provisoire».
Le premier général de gendarmerie de l’histoire du Burkina Faso est incarcéré depuis le 6 octobre 2015 à la Maison d’arrêt de correction des armées (MACA) à Ouagadougou.