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Jeux olympiques : 5 compétiteurs burkinabè à Rio
Publié le vendredi 5 aout 2016  |  L`Observateur Paalga




Après le championnat d’Europe de football et le Tour de France, l’événement le plus attendu dans ce mois n’est rien d’autre que les JO que le Brésil accueillera du 5 au 21 août 2016. Plus de 10 000 athlètes, venus des quatre coins de la planète, rêvent d’une place sur le podium. La bataille promet dans toutes les disciplines, et à Rio le Burkina sera présent avec cinq compétiteurs (Marthe Yasmine Koala et Hugues Fabrice Zango en athlétisme, Sita Angélika Ouédraogo et Thierry Tindwendé Sawadogo en natation, et Rachid Sidibé en judo).

Organisés tous les quatre ans, les JO sont la plus grande fête sportive par le nombre de sports au programme, par le nombre d’athlètes présents et par le nombre d’individus de différentes nations réunis en même temps dans un même lieu. En outre, ils s’inscrivent dans un cadre plus large qui est celui du Mouvement olympique. Ce Mouvement a pour mission de favoriser la pratique du sport dans le monde et de faire connaître ses valeurs. D’ailleurs, les cinq anneaux représentés sur le drapeau olympique symbolisent cette rencontre internationale. Une des disciplines phares des JO, c’est l’athlétisme qui compte 25 épreuves ; ce qui donne 45 finales au total (23 masculines et 22 féminines). Pour aller aux JO, il faut réaliser les minimas dans une période donnée de l’année et la plupart des athlètes l’ont fait. Mais à côté d’eux, il y aura des athlètes qui seront de la fête dans le cadre de l’universalité du sport qui prend en compte un homme et une femme. Au Burkina, ils sont cinq qui prendront part à la traditionnelle cérémonie d’ouverture le vendredi 5 août dans le légendaire stade Maracaña de Rio de Janeiro rénové lors de la dernière coupe du monde de football en 2014.

On apprend en se frottant aux autres

Trois hommes et deux dames : voilà les athlètes qui défendront les couleurs nationales à Rio. Ils sont au Brésil depuis quelques jours et installés comme les autres au village olympique. Nous vous invitons maintenant à aller à leur découverte.

Athlétisme

Hugues Fabrice Zango

16 m 181 : c’est sa dernière performance et cela ne lui a pas permis de remplir les critères pour les JO. Il lui restait seulement 4 centimètres pour valider sa qualification. Mais dans le cadre de l’universalité du sport, il a été retenu par sa Fédération. Né le 23 juin 1993, Fabrice est sociétaire de Jeunesse Athlétic Club du Faso (JACO). En triple saut, il règne en maître sur le tartan à Ouagadougou et, selon son entraîneur, Désiré Christian Sanou, c’est un garçon qui travaille beaucoup et il a la tête sur les épaules. A l’extérieur, il tire même son épingle du jeu. La preuve, lors des championnats du monde universitaire à Ggwangju en Corée du Sud en 2015, il a décroché la médaille d’argent avec un bond de 16 m 76. Le 29 juin 2016 à Durban (Afrique du Sud), il est revenu avec la médaille d’argent pour avoir réalisé un bond de 16 m 81. Le lendemain, il a été sacré champion d’Afrique (médaille d’or) aux championnats d’Afrique des sports universitaires de Johannesburg. Etudiant en master au 2ie, Fabrice, petit à petit, est en train de rejoindre la cour des grands.

Athlétisme

Marthe Yasmine Koala

C’est à Bobo où elle a vu le jour que Yasmine s’est lancée dans l’athlétisme. A chaque déplacement avec son club, le RCB, pour telle ou telle compétition à Ouagadougou, elle s’est toujours distinguée et le podium est comme sa tasse de thé. Sur le plan national, elle écrase tout sur son passage aux 100 m haies et aux 2 épreuves combinées. Etudiante à l’Ile Maurice où elle fait l’anglais, Yasmine s’entraîne au centre d’entraînement des épreuves combinées dans ce pays. A 22 ans, elle est sur la bonne voie après ses médailles d’argent acquises respectivement le 26 et le 28 juin 2016 à Durban lors des championnats d’Afrique. Au 100 m haies, elle a fait un chrono de 12’’76 et obtenu 5 958 points aux épreuves combinées. A Rio, elle tentera de se faire valoir face aux grosses pointures internationales dans cette épreuve.

Judo

Rachid Sidibé

Sociétaire de l’AS ONATEL, Rachid Sidibé est le seul sportif au Burkina à avoir décroché sa qualification sur le terrain. C’est donc dire que les JO 2016 étaient l’une de ses priorités, et mission accomplie pour le jeune militaire de 26 ans. Champion de sa catégorie (+ de 100kg) depuis trois saisons, il a occupé la troisième place au championnat d’Afrique à Tunis et a été classé cinquième au niveau continental. A Rio, le caporal va se frotter aux meilleurs judokas pétris d’expérience ; pourvu qu’il ne tombe pas sur Teddy Riner, un grand judoka français, cinq fois champion d’Europe.

Natation

Thierry Tindwendé Sawadogo

C’est l’un des espoirs de la natation burkinabè. Le bassin et lui ne datent pas d’aujourd’hui. A 5 ans, son père, Thomas Sawadogo (c’est un agent du Trésor bien connu dans le milieu de la natation), l’a inscrit au club Koussouka. Avec le chef entraîneur, Poussi Kaboré, il ne tarde pas à montrer une prédisposition dans ce domaine. Mais chemin faisant, le club bat de l’aile. Le jeune Thierry est triste et ce que voyant, son père l’envoie à Ricardo où il paie ses séances. On le sait, seul un enfant sait où il veut aller. A 18 ans, il s’est métamorphosé et sa première médaille en 50 m brasse, c’était en 2005 lors du championnat national. Depuis lors, il est imbattable pour ne pas dire qu’il fait le vide autour de lui. Sa marge de progression est fulgurante et en août 2015, il part aux Etats-Unis où son père l’a inscrit à Savannah State university en Géorgie. Mais il n’abandonne pas la natation pour autant, et c’est le club Savannah Swim Team qui l’accueille. Le coach, Joe Witt, décèle en lui des qualités et aussitôt il est soumis à un travail intense. C’est un autre cadre avec des installations haut de gamme qu’il découvre. Thierry, en peu de temps, a fait des progrès à tel point qu’on l’a surnommé le brasseur. C’est même le chouchou du club et en mai 2016, il a procuré du plaisir à ses inconditionnels américains. En effet, au tournoi de la zone II à Dakar, il a obtenu une médaille de bronze. A son retour avec son entraîneur Joe Witt, on leur a fait bon accueil.

A Rio, c’est le crawl qui l’attend alors que ce n’est pas sa spécialité. Cela s’explique par le fait qu’il avait été enregistré dans cette épreuve il y a quelques années. Mais n’empêche, il ne sera sans doute pas complexé dans cette nage libre.

Natation

Sita Angélika Ouédraogo

Elle a débuté à peu près à la même année que Thierry et en 50 m brasse, elle occupe toujours le haut du pavé. Pour tout dire, la nageuse de l’AS SONABEL n’a pas de concurrent à même de la bousculer sérieusement dans le bassin. Etudiante en génie électrique et énergétique à 2iE, elle dispose d’un emploi du temps pour la pratique de son sport préféré. Comme Thierry, elle a décroché une médaille d’argent à Dakar ; ce qui la conforte à donner le meilleur d’elle-même en 50 m nage libre.

Au regard du parcours des uns et des autres, le Burkina peut-il espérer décrocher une médaille quelque part ? En tout cas, ce ne sera pas facile avec les gros calibres qui seront sur la ligne de départ. Mais comme le disait Pierre de Coubertin, « l’important, c’est de participer » et nous ajouterons pour notre part qu’on apprend en se frottant aux autres pour être meilleur demain.

Justin Daboné

Pour un monde plus pacifique

C’est le Français Pierre de Coubertin qui est à l’origine de ce grand projet. D’autres, avant lui, ont essayé mais en vain. S’inspirant des Jeux Olympiques de l’Antiquité, Coubertin décide de créer les Jeux Olympiques modernes. Dans ce but, il fonde à Paris en 1894 le Comité International Olympique (CIO). Le nouveau Comité se fixe comme objectif d’organiser les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne. La date de ces premiers Jeux, 1896, marque le début d’une aventure exceptionnelle qui dure maintenant depuis plus d’un siècle !

Les racines des JO remontent à l’Antiquité grecque. Lors de la première édition des Jeux modernes, en 1896, les références à la période antique sont nombreuses. Ils s’étaient déroulés à Athènes, en Grèce, pays où avaient lieu les Jeux Olympiques de l’Antiquité. La majorité des compétitions se déroulent dans l’ancien stade (le stade panathénaïque), restauré pour l’occasion. La plupart des sports au programme des Jeux antiques se retrouvent au programme des premiers Jeux modernes. Les organisateurs inventent une course inspirée d’un événement historique qui remonte à l’Antiquité : le marathon.

De façon globale, les Jeux modernes invitent à un monde plus pacifique. La Trêve olympique qui promulgue l’arrêt des conflits reprend le concept de la trêve observée pendant les Jeux de l’Antiquité.

Sacrée et respectée dans toute la Grèce antique, la trêve olympique annoncée par des messagers avant les Jeux, permettait aux spectateurs, sportifs et officiels d’aller et revenir d’Olympie en traversant en toute sécurité les nombreuses zones de conflit. Aujourd’hui, la trêve olympique est l’objet d’une résolution des Nations unies, qui demande la cessation des hostilités autour de la période des Jeux, et la recherche de moyens de dénouement pacifique dans les zones de tension. Les athlètes qui soutiennent cette initiative sont invités à signer un « mur de la trêve » situé dans le village olympique.

J.D.
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L`Observateur Paalga N° 8221 du 27/9/2012

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