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Réchauffement relations ivoiro-burkinabé : une navette nommée Alpha
Publié le jeudi 14 juillet 2016  |  L`Observateur Paalga
Audience
© Autre presse par DR/Primature CI
Audience Premier Ministre Daniel Kablan DUNCAN avec le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l`Extérieur, S.E. M Alpha BARRY




Le 5e sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire se tiendra les 27, 28 et 29 juillet prochain à Yamoussoukro. Pour préparer cette importante rencontre, Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, séjourne depuis le 12 de ce mois sur les bords de la lagune Ebrié. La tenue de ce TAC est le signe d’une amélioration des relations entre les deux pays.


L’intensité et la qualité des relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire peuvent varier au gré des vicissitudes politiques dans chacun des pays. Mais la raison a toujours commandé aux autorités de ces deux Etats de travailler chaque instant à recoller les morceaux.

Quand l’entente est cordiale, voire fusionnelle, entre les présidents des deux pays, cela ne peut qu’être la cerise sur le gâteau des relations diplomatiques entre ces Etats. La parfaite entente entre Blaise Compaoré et Alassane Ouattara a toujours déteint positivement sur les relations entre Ouagadougou et Abidjan.

Mais depuis que Blaise Compaoré a été renversé par l’insurrection populaire d’octobre 2014 et qu’il a trouvé refuge en Côte d’Ivoire, il y a eu comme une douche froide entre l’axe Abidjan-Ouagadougou. Et pour ne pas arranger les choses, il y a eu l’épisode du fameux mandat d’arrêt délivré par la justice militaire burkinabè contre Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, accusé d’être de mèche avec les putschistes du «coup d’Etat le plus bête au monde», perpétré en septembre 2015 par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. C’est dans un tel contexte bilatéral glacial que Roch Marc Christian Kaboré a pris les rênes du Burkina Faso.

Mais étant unis par la géographie, l’histoire et leurs peuples, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont toujours cherché à rehausser le niveau de leurs relations.

Certes, la levée du mandat d’arrêt contre Guillaume dénote une volonté de détente diplomatique. Mais la tenue prochaine de la 5e conférence au Sommet des chefs d’Etat, du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire est un signal fort de la détermination des deux Etats à normaliser et même à amplifier leurs relations diplomatiques et de coopération. Ce 5e Sommet du TAC se tiendra les 27, 28 et 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne.

C’est à la tête d’une délégation d’experts que le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, est arrivé mardi dernier à Abidjan pour finaliser les préparatifs de ce TAC.

A peine a-t-il foulé le sol ivoirien que le ministre Alpha Barry a annoncé que l’amélioration des relations entre Ouagadougou et Abidjan était en bonne voie. Et la levée du mandat d’arrêt contre Guillaume a eu un effet bénéfique. «Nous nous réjouissons que ce mandat d’arrêt ait été levé. Cette levée permet, en tout cas, de rétablir la confiance tant prônée par les deux chefs d’Etat entre nos deux pays», a déclaré le ministre burkinabè. Il a reconnu qu’il y a eu «des moments assez difficiles entre nos deux pays ces derniers temps», mais a assuré que «tout est aplani, tout rentre dans l’ordre».

Albert Toikeuse Mabri, ministre ivoirien des Affaires étrangères, en recevant son homologue burkinabè, a soutenu que le TAC est «un remarquable outil de concertation permanente qui permet à nos deux chefs d’Etat de donner des orientations claires et fortes à nos deux gouvernements pour une bonne coopération entre nos deux pays». Il a rappelé que le dernier TAC, qui avait eu lieu à Ouagadougou le 31 juillet 2014, avait permis la signature de 28 Accords de coopération et de projets d’intérêt commun.

Selon Albert Toikeuse Mabri, dans le champ de la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, «les défis à relever sont nombreux et importants». C’est pourquoi il s’est réjoui que le TAC soit de nouveau à l’ordre du jour.

C’est également l’avis de son homologue burkinabè, qui a avoué qu’avec le TAC, «on donne aux liens qui nous unissent un ancrage solide et profitable à nos deux peuples, car il y a un dialogue fécond entre les chefs d’Etat». La tenue de cette rencontre de Yamoussoukro permettra, à en croire Alpha Barry, de mieux suivre les dossiers de coopération. C’est pour cela qu’il a déclaré : « On est pressé d’être à Yamoussoukro.»

Pour cela, experts ivoiriens et burkinabè sont depuis mardi à pied d’œuvre afin d’examiner de nouveaux projets d’Accord mais également l’avant-projet d’ordre du jour du TAC, le projet de programme des travaux du Sommet, le format du Sommet, la constitution des commissions et la liste des délégations.

Alpha Barry, après avoir pris congé de son homologue ivoirien, a été reçu dans l’après-midi à la primature par Daniel Kablan Duncan. Au sortir de cette audience, le ministre burkinabè a rappelé quelques chantiers importants entre Abidjan et Ouagadougou comme le chemin de fer, le projet de pipeline pétrolier et l’autoroute Abidjan-Ouagadougou.

Dans la matinée d’hier mercredi 13 juillet, le ministre a rencontré le personnel diplomatique burkinabè à l’ambassade du Burkina Faso à Abidjan avant de se rendre sur le chantier de la Maison du Burkina en Côte d’Ivoire. Situé sur le site de l’ancien hôpital du Plateau, cet édifice de 17 étages va coûter 25 milliards de nos francs. Selon Metin Gunduz, responsable de l’entreprise turque, Deco Group, qui réalise les travaux, ce bâtiment sera prêt dans 10 mois et il culminera à 90 m de haut, nettement au-dessus des autres immeubles dans son environnement immédiat.

L’édifice est composé d’un complexe immobilier en deux parties : un immeuble bas de 1 à 3 niveaux et une tour de 17 étages dont 14 étages de bureaux et 3 étages techniques.

Le bâtiment va abriter l’ambassade, le consulat général, les bureaux et appartements de présidents d’institutions, Premier ministre et ministres ; une salle de conférences de 710 places ; des représentations commerciales ; des bureaux de représentations.

Le ministre Alpha Barry a, en début d’après-midi, rencontré le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, avant d’accorder une série d’audiences aux organisations des Burkinabè de Côte d’Ivoire.

Nous y reviendrons.



San Evariste Barro

Envoyé spécial à Abidjan


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