Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

TNT : le Burkina dispose déjà des 40 milliards de FCFA nécessaires
Publié le jeudi 16 juin 2016  |  FasoZine
TNT
© Autre presse par D.R
TNT : la technologie expliquée à des journalistes
Mercredi 15 juin 2016. Ouagadougou. La Société burkinabè de télédiffusion (SBT) a rencontré ses correspondants dans les organes de presse pour leur expliquer la télévision numérique de terre (TNT). Photo : Kadidia Savadogo, directrice générale de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT)




Le Burkina Faso dispose déjà des 40 milliards de FCFA nécessaires à mise en place de la Télévision numérique terrestre et les organes de pilotage ont déjà été mis en place. C’est entre autres l’information qui est ressortie d’une rencontre ce mercredi 15 juin des journalistes et les responsables de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Dans le but d’avoir de meilleurs relais dans les différents organes de presse du pays, la SBT, opérateur de diffusion et structure en charge de piloter la transition de l’analogie au numérique, a mis en place un réseau de correspondants constitué de journalistes. A cet effet, elle a rencontré lesdits correspondants ce mercredi à son siège à Ouagadougou.

Cette rencontre qui se voulait une prise de contact a permis aux journalistes « relais » de se familiariser avec le concept de la Télévision numérique terrestre (TNT) et de ses contours juridiques, techniques et opérationnels.

Les journalistes ont eu droit à un exposé sommaire sur les grandes lignes de la TNT par la directrice générale de la SBT, Kadidia Savadogo. Dans sa présentation, elle a indiqué que la TNT « est une technologie de diffusion qui permet de recevoir la télévision en qualité numérique par une simple antenne râteau (normale). Elle remplacera à terme la télévision habituelle dite « analogique » telle que nous la connaissons ».

Outre cela, grâce aux émetteurs numériques qui seront installés sur 35 sites répartis sur l’ensemble du territoire, les populations pourront recevoir les images avec des postes téléviseurs avec TNT intégrée. Pour celles qui n’ont pas ce type de téléviseurs, il suffira d’acheter un adaptateur et de le brancher entre votre antenne et votre poste téléviseur.

Par ailleurs, l’une des révolution de la technologie est qu’Il n’y aura « plus d’autodiffusion, c’est à-dire qu’aucune chaîne de télévision, aussi bien publique que privée ne pourra elle-même diffuser son programme en mode terrestre au Burkina Faso. Toutes les chaînes de télévision désormais appelées éditeurs de services ou de programmes seront multiplexées (mises en commun sur un seul canal/fréquence), transportées et diffusées par l’opérateur de diffusion qui est la SBT ».

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) s’occupera de réguler maintenant le contenu les médias qui seront maintenant des éditeurs de services et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEOP) s’occupera des opérateurs de diffusion qui est actuellement la SBT.

La date butoir fixée pour le passage au TNT était en juin 2015 pour la télévision et en 2020 pour la radio. Déjà en retard, notre pays, selon Mme Savadogo, tentera de respecter le délai de rigueur de 2017 décidé par les pays membres de la Cédéao.

Le Burkina Faso a déjà bouclé la somme de 40 milliards de FCFA nécessaire à cette transition numérique et les organes de pilotage ont déjà été mis en place selon toujours, la première responsable de la SBT.

« Vous recevrez les premiers signaux d’ici fin 2016 et nous bouclerons le processus en 2017 » a-t-elle laissé entendre. Cette technologie permettra de libérer dans un premier temps dix chaines de TV Haute définition sur l’ensemble du pays et 65 chaines de TV définition standard au niveau régional, soit cinq chaines dans chaque région du pays.

Une campagne d’information sera entreprise incessamment pour porter « la bonne information » aux différentes populations. D’ores et déjà, Kadidia Savadogo et ses collaborateurs ont demandé aux correspondants d’aider la SBT à sensibiliser et à apporter d’éventuelles réponses aux différentes interrogations liées au sujet.

Dimitri Kaboré


Articles associés

 
Commentaires