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Burkina: les procès du putsch manqué débuteront avant fin 2016, selon la Justice militaire
Publié le mardi 7 juin 2016  |  RTB
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© aOuaga.com par Séni Dabo
Affaire du putsch manqué : plus question de mandat d`arrêt contre Guillaume Soro
Lundi 6 juin 2016. Ouagadougou. Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, commandant Alioune Zanré, a animé une conférence de presse pour faire le point de l`évolution de l`affaire du putsch manqué du 16 septembre 2015 au Burkina




La justice militaire a animé un point de presse ce lundi 6 juin 2016 à Ouagadougou. Au cours de la conférence, il a été question du dossier Thomas SANKARA, du Gal Gilbert DIENDIERE, de Soumaila DIEUSSONGO et 38 autres et celui de sergent Ali SANOU et 22 autres. Ce qui a retenu l’attention à cette rencontre, c’est le mandat d’arrêt contre Guillaume SORO où la justice dit désormais avoir opté pour la procédure de dénonciation. Celui de Blaise serait toujours valide.

Le commissaire du gouvernement prèès le tribunal militaire, Alioun ZANRE
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Alioun ZANRE
9 mandats d’arrêt annulés par la Cour de cassation ont été purgés de leurs vices et transmis au ministère des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’extérieur pour toutes fins utiles, selon le commissaire ZANRE.

Dans l’affaire du putsch manqué du Gal DIENDERE et ses 74 complices, 50 sont en détention préventive, 8 non détenus et 17 en liberté provisoire. « Tous ont été entendus en première comparution et au fond, à l’exception de ceux toujours recherchés« , selon le commissaire du gouvernement.

Dans ce dossier également, 22 témoins et 30 parties civiles ont été entendus et il ne reste que les confrontations à faire et des précisions à demander dans certaines dépositions.


Dossier Thomas SANKARA: 47 témoins et 13 parties civiles entendus

La situation d’un dossier de justice et non des moindres évoquée lors de la rencontre avec les hommes de média a été également le dossier Thomas SANKARA. Selon les conférenciers, 3 familles ont demandé une contre expertise par rapport aux tests d’ADN, ce qui constitue un problème que s’attèle à résoudre.

Il ressort également que sur les 13 inculpés dans cette affaire, 7 sont en détention préventive 4 non détenus, 2 recherchés à savoir Hyacinthe KAFANDO et Blaise COMPAORE. Au total 47 témoins et 13 parties civiles ont été entendus.


Les autres points ont concerné les dossiers ministère public contre DIEUSSONGO Soumaila et 38 autres qui sont inculpés dans l’affaire de la préparation d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Sur les 39 détenus 1 est non détenu. Dans ce dossier, il ne reste plus qu’à « faire rentrer les enquêtes de personnalité pour transmettre le dossier au Parquet pour réquisition définitive » selon le présidium.

Le quatrième dossier qui a fait l’objet d’éclairage a été celui des militaires déserteurs en temps de paix. Il concerne le sergent Ali SANOU et 22 autres.

Tout en étant conscient de la grande délicatesse et du caractère sensible des dossiers, le parquet sollicite la patience de tous. A l’en croire, les procès seront entamés d’ici à la fin de l’année. Et cela si les incidents de procédures devant la cours de Cassation sont vidés à temps et que d’autres incidents soulevés par les parties ne viennent se greffer aux procédures.

Y Alain Didier COMAPRE
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