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Incivisme : Salifou Diallo appelle le gouvernement «à mettre au pas» les fautifs
Publié le mardi 31 mai 2016  |  AIB
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© Assemblée Nationale par Paulin Piga N`Do
Assemblée nationale : rideaux sur la première session ordinaire de l`année
Lundi 30 mai 2016. Ouagadougou. Le président de l`Assemblée nationale, Salif Diallo, a tiré les rideaux sur la première session ordinaire de l`année 2016 de l`institution au cours d`une cérémonie à laquelle a assisté le Premier ministre Paul Kaba Thièba




Ouagadougou- «Si l’arsenal juridique et règlementaire» dont dispose l’Etat pour contrer l’incivisme galopant, se révélait inefficace, l’Assemblée nationale est disposée à légiférer davantage pour aider le gouvernement «à mettre au pas» les fautifs, a indiqué lundi Salifou Diallo.

«Je lance un appel pressant au gouvernement pour qu’il réagisse promptement et mette fin à cette situation qui est inacceptable», a affirmé lundi le président de l’Assemblée nationale burkinabè.

Salifou Diallo qui s’exprimait à la clôture de la première session ordinaire, condamnait l’attitude «de certains de nos concitoyens (qui) confondent liberté et libertinage».

Enseignants violentés par leurs élèves, policier percuté mortellement par un motocycliste en infraction, élections municipales empêchées dans certaines localités, occupation des voies publiques à la moindre contestation …, la rue semble dicter de plus en plus ses lois au Burkina Faso.

«Restaurer l’autorité de l’Etat en faisant respecter les lois et règlements de la République, mettre au pas ceux-là qui s’adonnent à l’incivisme, relèvent plus que jamais du domaine de l’impératif», a tranché M. Diallo.

«Si jamais, à l’épreuve des faits, ce dispositif (l’arsenal juridique et réglementaire y relatif) recelait des limites, notre parlement est disposé à légiférer dans ce sens aux fins de donner à notre pays, des moyens appropriés pour plus d’efficacité», a-t-il ajouté.

Selon Salifou Diallo, «aucun citoyen ou groupe de citoyens quelles que soient leurs qualités et vertus ne sauraient se substituer à l’Etat pour exercer le pouvoir de coercition légale et légitime dont l’Etat doit demeurer l’unique détenteur», une allusion aux Koglweogo.

Ces groupes d’autodéfense nés en milieu rural pour contrer le banditisme grandissant, sont régulièrement décriés pour la brutalité de leurs méthodes et leur propension à se substituer aux Forces républicaines.



taa/als
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