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Municipales du 22 mai : l’opposition accuse le parti au pouvoir de corruption électorale
Publié le lundi 30 mai 2016  |  aOuaga.com
Municipales
© aOuaga.com par Séni Dabo
Municipales du 22 mai : le parti au pouvoir accusé de corruption électorale
Lundi 30 mai 2016. Ouagadougou. L`opposition politique regroupée autour de son chef de file a animé une conférence de presse au cours de laquelle elle a accusé le parti au pouvoir de corruption lors des élections municipales du 22 mai dernier




L'opposition politique regroupée autour de son chef de file a animé, le 30 mai 2016 à Ouagadougou, sa 3e conférence de presse depuis le début de l'année. Elle a été l'occasion pour cette frange de la classe politique d'accuser le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), de corruption électorale lors des élections municipales du 22 mai dernier.

Dans sa déclaration liminaire lue par le président de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA); Rasmané Ouédraogo, l'opposition qualifie d'abord de grave "la corruption électorale qui a marqué le scrutin" avant d'indexer le parti au pouvoir d'en être l'auteur. "Le parti au pouvoir, le MPP, a distribué de l'argent comme il ne s'en est jamais vu au Burkina Faso", relève M. Ouédraogo dans sa déclaration liminaire. L'opposition en veut pour preuve la sortie du professeur Etienne Traoré, président de Burkina Yirwa qui est de la mouvance présidentielle, sur les réseaux sociaux et dans la presse contre cette pratique du parti au pouvoir. Des responsables de partis comme Me Gilbert Ouédraogo de l'ADF-RDA (Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain), Victorien Tougma du MAP (Mouvement africain des peuples), Mamadou Kabré du PRIT-Lannaya, ont fait des témoignages de cas de corruption électorale dont s'est rendu coupable le parti au pouvoir la veille ou le jour des élections.
Outre la corruption électorale, l'opposition a relevé, dans sa déclaration liminaire le faible taux de participation des dernières municipales (47,93%) en estimant qu'il traduit "la grande désillusion des Burkinabè qui ne croient plus en l'utilité du vote". Les violences qui ont émaillé le scrutin; les "tentatives de fraude massives", ont été également soulignées par l'opposition qui dit noter "un grave recul démocratique" concernant les élections locales du 22 mai au cours desquelles elle a eu, pour rappel, 6 054 sièges de conseillers sur un total de 19 152 mis en jeu.
En dehors des municipales, l'opposition a abordé d'autres sujets dans sa déclaration liminaire. Ainsi en est-il de l'économie où elle note l'absence "d'une ferme volonté d'éponger la dette intérieure", la flambée des prix des denrées de première nécessité. Il y a également le plan social avec la pénurie d'eau et les délestages électriques, la nouvelle loi sur les agents de la Fonction publique (081) objet de dilatoire dans son application par le gouvernement, la bonne gouvernance mise à mal par la nomination de l'ancien ministre et militant MPP Lassané Savadogo à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). L'insécurité marquée par la dernière attaque terroriste contre le commissariat de police de Koutougou dans la Sahel burkinabè, la justice avec le cafouillage au tribunal militaire, etc. n'ont pas été en reste.
Si les sujets étaient variés dans la déclaration liminaire, les questions des journalistes ont beaucoup porté sur les élections municipales avec les accusations de corruption électorale contre le parti au pouvoir, la non-tenue des élections dans certaines communes. Sur ce dernier point, le chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré, a martelé qu'il n'est pas question de faire revenir le parti au pouvoir dans les communes où le scrutin sera repris vu que les listes de celui-ci ont été invalidées. Les chefs de parti affiliés à l'opposition ont réfuté l'accusation d'incitation à la violence dans les communes où le scrutin n'a pas pu se dérouler. "A qui profite le crime ?", s'est notamment interrogé M. Diabré qui a pris l'exemple de la commune de Brou-Broum dans le Poni (région du Sud-Ouest) où son parti, l'UPC (Union pour le progrès et le changement), était seul en lice. Pour lui, c'est insensé de la part de son parti ou de l'opposition dans son ensemble de provoquer des troubles alors que la victoire était acquise.

S.D.
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