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Financement de l’économie: les banquiers rassurent Paul Kaba Thiéba
Publié le mardi 10 mai 2016  |  Sidwaya
Situation
© Assemblée Nationale par Raïssa Compaoré
Situation de la nation : le Premier ministre prononce son premier discours
Vendredi 6 mai 2016. Ouagadougou. Assemblée nationale. Le Premier ministre Paul Kaba Thièba était devant les députés pour prononcer son premier discours sur la situation de la nation




Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba était face aux responsables des institutions financières, le lundi 9 mai 2016 à Ouagadougou. Ils ont échangé sur les voies et moyens pour accroître la contribution du secteur bancaire dans le financement de l’économie.

Le gouvernement du Burkina Faso souhaite un engagement conséquent des institutions financières pour la mise en œuvre de son programme économique et sociale. Ainsi, son Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a rencontré ce lundi 9 mai 2016 à Ouagadougou, les premiers responsables des banques et établissements financiers autour de certains points. Il s’agit entre autres, de la mobilisation de l’épargne, du financement de l’économie, singulièrement à travers les Petites et moyennes entreprises (PME), de l’agriculture, de l’habitat… de l’examen des conditions des banques en vue de réduire le coût de l’intermédiation financière et d’accroître substantiellement le taux de bancarisation au Burkina Faso.
S’agissant du financement des PME, le chef du gouvernement a indiqué que la faiblesse du financement est une caractéristique de la quasi-totalité des pays de la zone UEMOA. En effet, selon les statistiques du Fonds monétaire international, en 2013 le volume du crédit accordé au secteur privé est inférieur à 20% du Produit intérieur brut (PIB) dans l’espace UEMOA. Alors qu’il est de 160% au niveau mondial et 62% en Afrique subsaharienne. Au Burkina Faso, ce volume était de 18% du PIB en 2010. « Près de 78% des entreprises identifient l’accès aux crédits comme la contrainte majeure à leur développement. Pour les PME, cette contrainte est plus sévère car elles ne bénéficient que de 14% des crédits bancaires », a déploré Paul Kaba Thiéba. Il a alors estimé qu’il est nécessaire de songer à l’accroissement du financement de l’économie par des crédits à long et moyen terme.

Concernant le taux de bancarisation, a-t-il poursuivi, il est le plus faible au monde, avec un taux de 7%. Il pointe du doigt les frais de tenue des comptes qui selon lui, font fuir certains clients des établissements bancaires. En vue d’accroître ce taux, il a invité les responsables à mener des réflexions en vue de réduire ces frais.

En somme, M. Thiéba a émis l’urgence d’améliorer l’efficacité du système financier au regard de sa capacité à répondre aux besoins de l’économie. « La réalisation de l’objectif de réduction de la pauvreté passe par une croissance forte et inclusive et cela nécessite l’accroissement des investissements publics et privés », a-t-il dit. Il a rappelé que le référentiel de développement, le Programme national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 qui est en cours d’élaboration mettra l’accent sur la bonne gouvernance, la valorisation du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs de croissance.

Pour une économie compétitive

Le président de l’Association professionnelle des banquiers et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), Cheikh Travaly, par ailleurs directeur général de Ecobank-Burkina a traduit la reconnaissance de ses confrères au chef du gouvernement pour sa considération dans la mise en œuvre du programme présidentiel. Il a rassuré que les banques continueront à financer de manière saine l’économie nationale dans tous ses compartiments et sur de longues périodes, à réaliser des investissements et à renforcer sa compétitivité. Il a estimé que la réalisation de ces objectifs passe par l’accroissement de la mobilisation de l’épargne intérieur, de l’offre et la qualité des services financiers ainsi que l’amélioration de l’environnement sécuritaire et juridique.

L’APBEF-B compte 13 banques et 4 établissements financiers. En 2015, l’ensemble de ses membres a octroyé des crédits de l’ordre de 3273 milliards de FCFA en hausse de 14% par rapport à l’année précédente. Les dépôts se chiffraient à 2708 milliards de FCFA à la même période en hausse de 12%. Les résultats nets provisoires, quant à eux, ont connu une hausse pour s’établir à 48,4 milliards de FCFA.


Adama SEDGO
Chantal YOUGBARE
(stagiaire)


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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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