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Paul Kaba Thiéba: «la surenchère va nous conduire tout droit vers le désastre»
Publié le samedi 7 mai 2016  |  AIB
Dialogue
© aOuaga.com par A.O
Dialogue social : le Premier ministre rencontre les syndicats
Mardi 23 février 2016. Ouagadougou. Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a eu une séance de travail avec les responsables des différents syndicaux à la Primature




Ouagadougou- «La surenchère va nous conduire tout droit vers le désastre», a prévenu vendredi le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, appelant plutôt ses concitoyens, à saisir «une occasion historique» pour construire un pays débarrassé du sous-développement et de la pauvreté.

«On ne peut pas conduire un pays si tout le monde se met en grève (…) La surenchère dans laquelle nous somme entrain de partir, nous amène tout droit vers le désastre», a déclaré vendredi Paul Kaba Thiéba à l’occasion de son discours sur la situation de la Nation.

Le Premier ministre se prononçait particulièrement sur la grève illimitée, décrétée par les Gardes de sécurité pénitentiaire pour obtenir des meilleures conditions de travail.

«Parmi les ratios caractéristiques qui montrent que la situation financière du Burkina Faso est délicate», il y a la masse salariale qui tourne autour de 50% des recettes fiscales et les dépenses courantes qui dépassent les recettes fiscales de l’Etat, a expliqué M. Thiéba.

«La ligne du gouvernement est constante. (…) Nous cherchons à tenir toujours un dialogue fécond avec tous les syndicats, avec le patronat. Mais on ne peut pas laisser l’Etat aller dans la banqueroute, dans la faillite», a ajouté l’économiste.

Le gouvernement de M. Thiéba est arrivé au pouvoir en janvier 2016, après une grave crise sociale, marquée notamment par une insurrection populaire en octobre 2014 et un coup d’Etat déjoué en septembre 2015.


«Nous avons là une occasion historique (après les deux révoltes). Capitalisons sur tout ça, essayons de consentir les sacrifices qu’il faut pour mettre en place la politique économique qui sied pour faire sortir notre pays du sous-développement et de la pauvreté», a-t-il exhorté.


«Sacrifices partagés»


Selon lui, «le gouvernement ne va pas s’endetter pour distribuer des salaires» ni lancer un plan de relance économique au moment où «les caisses de l’Etat sont vides».

«Si l’Etat s’endette, c’est pour créer la richesse. C’est cette richesse qui doit permettre de payer les intérêts et les capitaux de la dette», a-t-il soutenu.

Paul Kaba Thiéba a indiqué qu’il n’est pas judicieux de lancer actuellement un plan de relance économique car, a-t-il poursuivi, cela va dégrader l’équilibre commercial, creuser l’exercice des comptes courants et créer l’inflation.

«La priorité de mon gouvernement, c’est d’abord de retrouver l’équilibre financier, de faire face aux engagements et de faire en sorte que l’Etat ne soit pas défaillant. C’est ce que nous avons fait. En plus, dans la loi de finance rectificative, nous avons essayé de prendre en charge les dépenses urgentes, auxquelles nous ne pouvons pas nous soustraire», a rappelé le chef de l’exécutif.

Le déficit budgétaire qui tourne autour de 3% du PIB, l’endettement qui se situe autour de 30% (avec une possibilité d’aller jusqu’ à 70% ), constituent selon M. Thiéba, «des atouts qu’il ne faut pas gaspiller».

«Lorsque que le Plan de développement économique et social sera prêt (PNDS), lorsqu’on aura une visibilité sur ce que nous devons faire exactement et que c’est planifié dans le temps, en ce moment, on peut aller à l’endettement», a expliqué le chef de l’exécutif burkinabè.

En outre, Paul Kaba Thiéba a invité ses concitoyens à consentir des efforts (partagés) car, «on ne peut pas bâtir une Nation sans qu’une génération ne se sacrifie».



taa/als


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