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1er-Mai: les syndicats réclament une hausse des salaires de 25% et le jugement des pilleurs de l’insurrection populaire
Publié le lundi 2 mai 2016  |  FasoZine
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© aOuaga.com par A.O
Secteur de l`économie informelle : la plateforme revendicative passée en revue
Samedi 17 janvier 2015. Ouagadougou. La Confédération syndicale burkinabè (CSB) a organisé un atelier d`évaluation de la plateforme revendicative du secteur de l`économie informelle. Photo : Olivier Guy Ouédraogo, secrétaire général de la CSB




Les travailleurs du Burkina Faso ont commémoré ce dimanche 1er mai 2016 la 130e journée internationale du travail. A Ouagadougou, les militants et militantes des centrales syndicales et des syndicats autonomes regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) ont marqué l’événement par une marche meeting. A l’occasion, le président du mois de l’UAS, Olivier Guy Ouédraogo a remis au ministre en charge du Travail, Clément Sawadogo, le cahier de doléance de l’année 2016.



Cette année, le cahier de doléances du monde du travail se résume en 57 points repartis en 5 grands axes. Il s’agit de l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de vie et de travail, de l’éducation et de la santé, des libertés démocratiques et syndicales, de l’impunité et de l’assainissement de la gestion de la chose publique et des revendications en faveur des acteurs du secteur informel et des paysans. Le premier point des doléances est l’augmentation des salaires de 25% pour tous les travailleurs.

Outre cela, la plateforme minimale de ce 1er-mai est constituée de 11 points. Dans ladite plateforme, les syndicalistes exigent , entre autres, la mise en œuvre de l’ensemble des engagements pris à l’issue de la rencontre annuelle gouvernement/syndicats de l’année 2015 au plus tard le 31 décembre de cette année, la diminution significative du prix des hydrocarbures et répercussion des différentes baisses sur les tarifs de transport, le relèvement des premières tranches de l’ONEA et de la SONABEL respectivement à 10m3 et à 75kwh sans restriction ou répercussion sur les autres tranches et la prise en compte des indemnités et autres accessoires dans le calcul de la pension des fonctionnaires.

«Nous avons placé ce 1er-mai sous le signe de l’offensive. Notre message est que les travailleurs doivent rester mobiliser pour qu’on sache que nous sommes une force dans ce pays. Une sagesse dit que l’homme sage montre sa force et ne l’utilise qu’en dernier ressort. Donc nous voulons montrer aux yeux des dirigeants du Burkina que nous avons lancé une offensive syndicale, une offensive pour démontrer ce que nous représentons », a indiqué Olivier Guy Ouédraogo.

Après donc la remise du cahier de doléance au ministre Sawadogo, les milliers de travailleurs ont entamé leur marche dans les artères de la ville. C’est après la marche, qu’ils ont tous convergé sur la Bourse du travail pour le meeting au cours duquel, le président du mois de l’UAS a livré son message.

Après avoir dépeint la situation internationale, M. Ouédraogo n’a pas manqué de faire le point sur la situation nationale. Il a trouvé scandaleux que, deux ans après l’insurrection populaire et « malgré les pillages subis par les ressources publiques et la présence de nombreux dossiers de crimes de sang et économique », qu’aucune action sérieuse n’ait été engagée pour recouvrer les biens pillés et punir les commanditaires.

Il est aussi revenu sur l’enjeu actuel du monde du travail qui est le respect des différents engagements issus des discussions avec le gouvernement de la Transition à savoir l’application effective de la loi 081 portant statut des agents de la Fonction publique et la suppression l’IUTS sur les indemnités et primes concernant le privé et les établissements publics.

Même si le dialogue avec l’exécutif a connu des avancées et que le processus de l’application effective de ces engagements est déjà mis en branle, Olivier Guy Ouédraogo a indiqué que les travailleurs resteront mobilisés au cas où le processus connaitrait des retards.

« Nous avançons sereinement, nous avons un échéancier clair et il sera communiqué à l’ensemble des travailleurs. Au cas où il n’est pas tenu, nous n’aurions d’autres choix que d’utiliser la force que nous sommes en train de montrer (…) Mais pour l’instant nous n’en sommes pas là », a dit le syndicaliste.

Par ailleurs, les dirigeants de l’UAS ont reçu des mains de leurs ainés, une photographie encadrée des dix héros du soulèvement populaire du 3 janvier 1966 qui a renversé du pouvoir le premier président burkinabè, Maurice Yaméogo. Pour les donateurs, les dirigeants actuels du l’UAS ont pour mission de perpétuer la mémoire de leurs devanciers dans la lutte.

Dimitri Kaboré
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