Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Burkina : de nombreux manquements imputés au pouvoir de Transition
Publié le samedi 23 avril 2016  |  AIB
Burkina:
© AFP par DR
Burkina: Michel Kafando, le président de la transition, officiellement investi
Ouagadougou - vendredi 21 Novembre 2014




Ouagadougou - 5,4 milliards de FCFA d’irrégularités dans la gestion des comptes de dépôts, près de 633 millions de FCFA d’irrégularités dans la gestion du carburant…, le contrôle général d’Etat a épinglé vendredi, le pouvoir de transition qui a gouverné le Burkina Faso pendant treize mois.

Dans un rapport de synthèse d’environ une vingtaine de pages, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC) a pointé du doigt des manquements relevés sous la gestion du gouvernement de la Transition, soit de la période du 1er janvier 2015 au 28 décembre 2015.

«Il s’agit du recours abusif à l’entente directe pour les commandes publiques, du non-respect de la règlementation des achats publics dans l’exécution de la commande publique, de l’existence de nombreuses dépenses sans pièces justificatives. Il y a aussi la non fonctionnalité de bon nombre de caisses de menues dépenses et la gestion irrationnelle et peu transparente du carburant et des lubrifiants », peut-on lire dans le rapport.

A titre d’exemples, 5,4 milliards de FCFA et près de 633 millions de FCFA d’irrégularités ont été constatées, respectivement dans la gestion des comptes de dépôts de fonds au Trésor et dans la gestion du carburant et des lubrifiants.

Sur près de 114 milliards de FCFA de passation de la commande publique, environ 40% du montant des attributions n’ont pas respecté la procédure, relate toujours le document.

Au niveau des régies d’avances, près de 485 millions de FCFA d’irrégularités ont été constatées par l’ASCE.

On rappelle que suite au départ précipité du président Blaise Compaoré en octobre 2014, le Burkina Faso a été dirigé jusqu’en décembre 2015 par le président Michel Kafando et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida.

Selon l’ASCE-LC, les manquements relevés existaient bien avant la Transition et sont imputables à la «faiblesse du contrôle interne au sein de l’administration publique».

Toutefois, «l’audit (…) montre également que des efforts ont été faits (sous la Transition) dans le sens d’améliorer la gouvernance », indique la même source.

Pour pallier aux manquements, l’ASCE-LC recommande entre autres, «la relecture des textes relatifs à la commande publique dans le sens de la conjugaison des impératifs de développement, de transparence et de qualité, l’encadrement strict des dépenses éligibles aux fonds de souveraineté, la réduction du nombre des comptes de dépôts et l’élaboration d’une règlementation uniforme pour la gestion du carburant».

Agence d’information du Burkina

kd-rs/taa
Commentaires