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L’Observateur N° 8408 du 3/7/2013

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Sénat : Marche-meeting du CDP le samedi 6 juillet
Publié le jeudi 4 juillet 2013   |  L’Observateur


Assimi
© Autre presse par DR
Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national et président du bureau politique national du CDP


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«Notre parti entend exprimer son soutien à l’œuvre de paix du Président, à son programme, aux réformes politiques à travers une marche-meeting sous le thème «Paix sociale, consolidation de la démocratie et du développement». C’est la principale information issue de la déclaration liminaire du Secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti au pouvoir, livrée lors d’une conférence de presse hier mercredi 3 juillet 2013. Quoique les informations précises (l’itinéraire, par exemple) sur cette manifestation prévue pour se tenir le samedi 6 juillet 2013 soient encore inconnues, le CDP a invité la population à adhérer massivement, sans crainte, à cette marche qui sera à coup sûr sécurisée, car «là où on nous interdira de passer, nous ne passerons pas».
Ainsi donc, une semaine, jour pour jour, après la marche de l’opposition politique burkinabè contre la mise en place du Sénat, la vie chère, la confiscation du pouvoir et autres actes d’injustice qui, du reste, a connu une forte mobilisation, le parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a aussi décidé de marcher, mais le motif est tout autre. A en croire en effet le Secrétaire exécutif national du parti, Assimi Kouanda, qui a animé cette conférence de presse aux côtés de ses plus proches collaborateurs, à savoir Alain Yoda, Kanidoua Naboho, Achille Tapsoba et Jean Léonard Compaoré, il s’agit d’une marche pour consolider la paix.
Soit. Mais une telle manifestation quelques jours seulement après celle de l’opposition ne va-t-elle pas être appréhendée par l’opinion publique comme une contremarche ? «Avez-vous cherché à savoir si nous avions un plan d’actions ? Et puis, est-ce que l’opposition nous a consultés avant d’organiser sa marche ?»
C’est par ces interrogations qu’Achille Tapsoba a répondu, indiquant que les marches-meetings figurent en bonne place dans les activités de leur plan d’actions annuel. Mais pourquoi donc une marche pour la paix ? Le pays serait-il en crise ? A cette autre question d’un confrère, la réponse d’Achille Tapsoba : «Je ne savais pas que c’est en temps de guerre qu’il faut marcher».
Pour lui, le dialogue a toujours été une vertu prônée au sein de son parti et c’est l’opposition qui a toujours refusé ce dialogue en boycottant tout les cadres de concertation initiés à cet effet. Les organisateurs de cette conférence de presse ont invité l’ensemble de la population à sortir massivement le samedi 6 juillet prochain pour marcher pour la paix, la consolidation de la démocratie et du développement.
Quant aux informations précises sur la manifestation, ils ont promis de les communiquer ultérieurement. Toutefois, ils ont assuré les uns et les autres que ce serait une marche sécurisée, car, comme l’a précisé le secrétaire exécutif national adjoint chargé des relations avec les partis, Alain Yoda, «là où on va nous interdire d’aller, nous n’irons pas».
D’autres sujets comme le Sénat, dont les premiers responsables du CDP ont réaffirmé la nécessité de la mise en place ; la situation de l’ADF-RDA qui, à les en croire, appartient toujours à la mouvance présidentielle, et la modification de l’article 37, qui reste non consensuelle, ont également été évoqués avec les hommes de presse.

Alima Koanda

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