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Gestion des ressources naturelles: Sensibilisation et répression pour protéger l’environnement
Publié le samedi 29 juin 2013   |  L’Hebdomadaire




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Si la dégradation de la nature est un phénomène naturel, elle a surtout une origine anthropique. Dans un contexte de désertification et de changements climatiques, pour un pays comme le Burkina, la stratégie qui sied le plus pour la préservation des ressources naturelles serait de concilier sensibilisation et répression surtout pour les cas gravissimes.


A chaque saison hivernale, les Burkinabè contribuent à l’atteinte des objectifs de la campagne de reboisement lancée par le gouvernement. A la faveur de cette campagne de reboisement, selon un bilan fait par le ministère en charge du département de l’Environnement, ce sont plus de sept millions de plants qui sont mis en terre dans les zones où le besoin se fait sentir par la population.

Une action populaire qui, au-delà des difficultés qui empêchent de voir des résultats de cette campagne de reforestation, traduit une prise de conscience de l’importance de l’enjeu de la restauration et la préservation de la nature.

Mais à côté de cette prise de conscience, résultat d’actions de sensibilisation des populations aux défis de gestion des ressources naturelles, certaines personnes, surtout en milieu rural, n’arrivent pas à se départir de leur vieille habitude, qui consiste en l’utilisation du bois de chauffe malgré l’existence de moyens plus modernes, comme par exemple, le gaz butane.

Certes, on peut invoquer le fait que la majorité de la population n’a pas les moyens de se procurer des foyers à gaz et de recharger les bouteilles ; encore que la SONABHY a des difficultés à satisfaire la demande en forte croissance dans les zones urbaines (ne parlons pas des demandes des zones rurales).

Un état de fait qui impose des réflexions pour donner plus de moyens à l’entreprise de distribution du gaz pour améliorer ses prestations afin de satisfaire la demande dans les cités urbaines comme dans les zones rurales.

Par ailleurs, l’utilisation du gaz butane en zone rurale doit s’accompagner d’une campagne de sensibilisation des populations de ces zones pour éviter des désagréments dans les ménages. A défaut du gaz, l’alternative est de mettre à la disposition des ménages des zones rurales des foyers solaires à coût réduit, à la portée de leur pouvoir d’achat.

En plus de cela, la sensibilisation est une action continue car le changement de mentalité et de comportements s’inscrit dans la durée. C’est le cas des zones où des réfugiés maliens sont installés. Ils abattent les quelques arbres qui sont aux alentours des sites pour des besoins de bois de chauffe et pour nourrir leurs animaux.

C’est pourquoi le chef d’antenne de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) de Dori, Innocent Ouédraogo, a souligné  : «  En 1996, sur ce même site, il y avait des réfugiés. Les populations locales ont constaté après leur départ qu’il y a eu une diminution des ressources forestières.

Je me réjouis que cette fois-ci il y a beaucoup d’organisations humanitaires qui se soucient de la préservation de l’environnement. Cela contribue à diminuer l’impact de leur présence sur l’environnement. Il ne faut pas qu’après leur départ, la zone soit désertique ».

De plus, le défi d’une éducation environnementale dans le système éducatif burkinabè s’impose aujourd’hui dans le souci de préserver les ressources naturelles.

Il faut stimuler la jeunesse et l’amener à comprendre que la question environnementale n’est pas un slogan, mais une réalité qui concerne tout le monde.

Les problèmes environnementaux ont des implications aussi bien au niveau du développement économique, social et même au niveau du cadre de vie, de façon générale.

Une police pour protéger les ressources naturelles

A côté de la sensibilisation des populations aux enjeux de la reforestation, il faut mettre en application des dispositions règlementaires.

C’est pourquoi la validation et l’adoption du manuel de procédures pour l’instauration d’une police environnementale vient à point nommé. En effet, parmi les causes de la dégradation des ressources naturelles, il y a en grande partie la responsabilité de l’homme.

Etant donné que le gouvernement a pris des mesures politiques et législatives, allant de la ratification de conventions internationales à l’adoption de codes et textes de règlement, il doit veiller à les mettre en application. Dans cette dynamique, il a adopté un nouveau code de l’environnement en avril dernier dans le sens de l’adapter aux réalités du moment.

La police environnementale qui est inscrite dans le Code de l’environnement permettra de renforcer les procédures de contrôle et de sanctions en vue de protéger au mieux les ressources naturelles. Dans une approche concertée, elle contrôlera la bonne application des dispositions règlementaires dans le domaine de l’environnement.

Ainsi, en plus de la sensibilisation des populations à protéger les ressources naturelles, la police environnementale mettra la main sur les braconniers des ressources naturelles. Une sanction leur sera appliquée selon la gravité de leurs actes. Ce qui, sans nul doute, va réduire la dégradation des ressources naturelles.

Abou OUATTARA

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