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Burkina : les dessous de la visite du ministre Simon Compaoré à Abidjan
Publié le mardi 22 mars 2016  |  Afrique sur 7
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© Ambassade par D.R
Le ministre d`Etat, ministre en charge de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, a effectué une visite du 17 au 18 mars 2016 à Abidjan au cours de laquelle il a remis un message de condoléances du président du Faso au chef de l`Etat ivoirien relativement aux attaques terroristes du 13 mars à Grand-Bassam




Simon Compaoré a été reçu en audience le 17 mars dernier par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. Le ministre burkinabè en charge de la sécurité était porteur d’un message du président Roch Marc Christian Kaboré à son homologue. C’est une visite qui intervient dans un climat de tensions entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Simon Compaoré pour voiler la face ?

Simon Compaoré séjournait en Côte d’Ivoire au nom du Burkina Faso et sur instruction directe du locataire du palais de Kosyam. Quatre jours après l’attaque terroriste de Grand-Bassam qui a fait plus d’une dizaine de morts, il y était pour apporter le soutien indéfectible des Burkinabè aux Ivoiriens.

Dans la foulée, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure s’est exprimé au micro des médias venus couvrir cette rencontre : « Je suis venu porter un message de soutien de SEM Kaboré pour ce qui est arrivé au peuple frère de la Côte d’Ivoire. Notre soutien est total, car nous avons des liens de fraternité et d’amitié. Notre souhait est que nous puissions nous tenir les mains pour faire face à cette guerre. »

Mais la première question qui revient est la suivante : mais pourquoi Roch Kaboré n’a-t-il pas fait le déplacement d’Abidjan lui-même comme certains de ses pairs alors qu’il n’était pas empêché ? Pourquoi n’a-t-il pas mandaté tout au moins Salif Diallo (le président de l’Assemblée nationale) ou encore Paul Kaba Thieba (le Premier ministre) ?

Comme le veulent les usages ou les impératifs diplomatiques en cas de sinistre, Ouagadougou a répondu présent. Pendant que Thomas Yayi Boni (Bénin), Faure Gnassingbé (Togo), Hélène Johnson Sirleaf (Libéria), Macky Sall (Sénégal) et bien d’autres se succédaient du côté d’Abidjan (la capitale économique ivoirienne), le nouvel homme fort de Ouaga a jugé bon d’envoyer qu’un simple ministre de son gouvernement, en l’occurrence Simon Compaoré. La situation entre les deux pays reste toujours tendue. La volonté affichée de la Côte d’Ivoire de ne pas extrader l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré et Guillaume Soro (chef du parlement ivoirien), visés tous deux par des mandats d’arrêt internationaux n’arrange pas les choses.
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