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Le Quotidien N° 785 du 7/6/2013

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Reformes en matière de rationalisation du circuit de la dépense : Pour que les dépenses effectuées aient l’impact souhaité
Publié le vendredi 7 juin 2013   |  Le Quotidien




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Il se tient, du 6 au 7 juin 2013, dans la salle des conférences de Ouaga 2000, un atelier national de validation des études sur les réformes en matière de rationalisation du circuit de la dépense publique. La cérémonie d’ouverture de cet atelier initié par le ministère de l’Economie et des Finances a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Beyon Luc Adolphe Tiao.
Porter à la connaissance des 278 participants, les conclusions des deux études, recueillir les amendements, suggestions et recommandations visant une amélioration des propositions de réformes ainsi que leur mise en œuvre pratique, produire un rapport final de validation des réformes. Tels sont les objectifs poursuivis par le ministère de l’Economie et des Finances, à travers l’organisation d’un l’atelier national de validation des études sur les réformes en matière de rationalisation du circuit de la dépense publique.
En effet, a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembemba, “nous sommes dans un contexte où on parle de plus en plus d’efficacité de la dépense publique“. De ce fait, il faut travailler à faire en sorte que les dépenses “que nous effectuons puissent avoir l’impact souhaité“.
« Quand on fait le point, il est souvent reproché à notre système un certain nombre de contraintes, de difficultés ; notamment, la lourdeur et la lenteur. Parfois, on se rend compte que ce n’est pas évident d’atteindre les objectifs recherchés », a regretté Lucien Marie Noël Bembamba. C’est pourquoi,depuis un certain nombres d’années, des réformes ont été entreprises pour améliorer les indicateurs. D’ailleurs, le Premier ministre, Beyon Luc Adolphe Tiao, s’est félicité des innovations, notamment l’approche “unités de recouvrement“, laquelle a permis d’atteindre des niveaux de mobilisation de recettes internes très encourageants.

Par contre, si le chef du gouvernement a reconnu que les différents dispositifs mis en place par le ministère de l’Economie et des Finances ont eu un impact significatif sur le traitement des dossiers, il n’en demeure pas moins que de nombreux autres défis restent à relever en matière de dépense publique, notamment en ce qui concerne les procédures, les responsabilités, la qualité des documents… D’où l’importance des réformes sur la rationalisation du circuit de la dépense.
« Nous avons engagé un certain nombre de réflexions et il est ressorti qu’il y avait des points qu’il fallait améliorer, notamment la question des délais de traitement des dossiers », a confié le ministre de l’Economie et des Finances. Il a, par ailleurs, expliqué qu’il y a “plusieurs acteurs qui interviennent et ces derniers font pratiquement la même chose en termes de contrôle“. « Nous avons pensé qu’il fallait voir comment nous pouvions responsabiliser chaque acteur dans un domaine précis de contrôle afin qu’il soit le premier responsable, de sorte à ce que nous puissions réduire les délais », a-t-il poursuivi.
Quant au Premier ministre, il a laissé entendre que ces réformes permettront de répondre de façon plus pertinente aux exigences d’efficacité et de célérité par la réduction des délais de paiement dans l’exécution de la dépense publique ; de renforcer la crédibilité de l’Etat vis-à-vis de ses partenaires dont les fournisseurs et les partenaires techniques et financiers, de réaliser des économies à travers la réduction de l’utilisation des consommables, de disposer d’une administration financière plus moderne et de faciliter l’archivage et l’exploitation des documents de la dépense publique.
En outre, la validation de ces réformes permettra, à en croire Lucien Marie Noël Bembamba, de dématérialiser les dossiers à travers l’utilisation des TICs de sorte à faire disparaître les risques liés à la perte des dossiers ainsi qu’à la fraude.
« Avec ce que nous proposons, tous les acteurs, du début jusqu’à la fin, seront responsabiliser. Autrement dit, ils vont répondre de leurs actes devant les corps de contrôle. Ce nouveau dispositif va amener les gens à être beaucoup plus diligents et rigoureux dans leur travail », a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances.
Pour lui, il s’agit de mettre en place un système de gestion des dépenses publiques qui soit vraiment efficace et qui corresponde à un certain nombre de célérité pour pouvoir répondre aux nouveaux besoins des usagers et des partenaires .

Par Philippe Bouélé BATIONO

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